<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
 <channel>
  <title>aucoindulivre</title>
  <link>http://www.flu.fr/aucoindulivre/</link>
  <description><![CDATA[]]></description>
  <language>fr</language>
  <item>
   <title><![CDATA[Loin des bras, Metin Arditi]]></title>
   <link>http://www.flu.fr/aucoindulivre/livres-193/blog/bras-metin-arditi-1300931.html</link>
   <pubDate>Fri, 14 Aug 2009 3:48:00 +0200</pubDate>
   <guid>http://www.flu.fr/aucoindulivre/livres-193/blog/bras-metin-arditi-1300931.html</guid>
   <description><![CDATA[« Notre grand tourment dans l’existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu’à fuir cette solitude » Guy de Maupassant. C’est ce que les personnages de Loin des bras s’emploient à faire chaque journée qui passe, et recommence. L’institut Alderson est un pensionnat pour la jeunesse dorée masculine, où Mme Alderson se consacre à son bon fonctionnement. Pourtant, en 1959,l’institut est menacé du à des difficultés économiques et pourrait être racheté par un groupe américain. Qui sera licencié, qui restera ? Solcà, chargé de l’audit de l’institut posera trois questions à chaque professeur pour le déterminer : Comment sont-ils arrivés à l’Institut ?Qu’est-ce qu’ils feraient différemment si ils étaient retenus ? Et enfin comment envisageraient-ils leur avenir dans le cas contraire ? Trois questions à priori anodines, mais qui sont en fait de véritables bombes à retardement pour Berthier, McAlistair,Brunet, Irène, Nadelmann, et les sœurs Alderson. Chacun a son passé ou son présent, plus ou moins tumultueux, épineux, ou encore sordide. Metin Arditi orchestre ainsi un récit écrit en nombreux mais courts chapitres,chacun se positionnant du point de vue d’un des personnages. La solitude règne et tous se rattache à ce petit microcosme qu’est l’Institut Alderson. La perte d’un enfant,l’homosexualité, les dettes de jeux, le deuil, le fascisme, l’inceste,l’envie d’être reconnu : chaque personnage porte un fardeau qu’il traîne et qui le rappelle toujours à son passé.Pourtant, Metin Arditi nous réserve un petit espoir : la photographie, la danse, ou encore le théâtre sont un échappatoire à cette solitude angoissante, et comble le temps d’un arrêt sur image, d’une valse, ou d’un vers, ce sentiment d’être loin des bras. Malgré 426 pages, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer, l’écriture est fluide et l’auteur grâce à des scènes intimistes dresse un portrait précis de tous les personnages. Cela change de la plupart des livres, qui mettent en scène des personnages lisses, quasi parfaits et sans vices. On s’attache à ces âmes en peine, dont le sort est parfois mérité et dont le quotidien est bouleversé du jour au lendemain.]]></description>
  </item>
  <item>
   <title><![CDATA[Tableaux d'une exposition, Patrick Gale]]></title>
   <link>http://www.flu.fr/aucoindulivre/livres-193/blog/tableaux-exposition-patrick-1299704.html</link>
   <pubDate>Mon, 27 Jul 2009 5:22:00 +0200</pubDate>
   <guid>http://www.flu.fr/aucoindulivre/livres-193/blog/tableaux-exposition-patrick-1299704.html</guid>
   <description><![CDATA[Toutesles familles ont leurs histoires, leurs secrets, leur drame. Cettecomplexité intergénérationnelle est dure à cerner, à retranscrire.Pourtant, Patrick Gale s'y emploie merveilleusement bien dans Tableaux d'une Exposition . RachelKelly, artiste peintre reconnue meurt un après-midi dans son atelier.Evénement commun comme il en arrive dans toutes les familles, toutesles secondes de chaque jour. Mais cette femme, qui reste un mystèreentier pour son mari et ses propres enfants, qu'a-t-elle laisséderrière elle ? Un passé. Plutôt deux passés. Un passé avant larencontre de son mari Anthony et un passé d'artiste, de mère de familleet surtout de maniaco dépressive. Un premier passé qui a une grandeinfluence sur le deuxième, mais qui n'est connu que de Rachel Kellyelle-même. La vie de famille est rythmée par la maladie de Rachel, seshauts et ses bas, aussi extrêmes les uns que les autres, lesdépressions post-natales et les tentatives de suicide, ainsi que lespeurs suscitées chez chacun des enfants : Garfield, Morwenna, Hedley etPetroc. Patrick Gale établit au gré de flashbacks et d'une omniscience totale, lapsychologie de chacun de ces personnages marqués différemment par lapersonnalité de leur mère. Les histoires s'enchevêtrent dans le temps,dans l'espace, les personnages se croisent, se recroisent, évoluent,redeviennent enfants. Le mystère est intacte, omniprésent, mais chaqueparagraphe compte pour le lecteur qui apprend à comprendre comment unévènement peut avoir un tel impact sur une vie entière. Chaqueenfant est devenu adulte à sa manière, et porte une cicatrice ou uneplaie encore ouverte, qui constitue une partie de leur personnalité.Leur mère est une figure centrale qui à la fois, les terrorise, leshante, les attriste. Mais cela n'empêche pas la famille d'avoir vécudans un cocon ; Rachel Kelly était peu conventionnelle, effrayante maisaimait à sa façon son mari et ses enfants, quand sa maladie le luipermettait. Le mari Anthony est une figure que l'on admire, tant poursa générosité d'avoir pris soin de cette femme qui ne pouvait donnerbeaucoup d'instants joyeux, que pour sa patience et pour l'amour qu'illui a donné, tout au long de sa vie.L'art estaussi le thème récurrent de l'œuvre, et fait partie intégrante dupersonnage de Rachel ; sa créativité serait-elle liée à sa maladie ?Patrick Gale décrit ses peintures comme une poésie visionnaire : descouleurs chatoyantes, une imagination sans limites. L'art semble êtreune échappatoire, gage de liberté d'expression d'un esprit pas commeles autres. Ce livre retrace les différentes périodes de vie d'unefamille, qui à la fin se regroupent pour former une réponse, une clé dumystère de Rachel Kelly. Une des sources d'inspiration du personnage,est le peintre écossais Graeme Craig-Smith, qui était maniacodépressifet finit par mourir de sa maladie. Le titre est bien choisi, PatrickGale nous peint des tableaux, des portraits qui une fois regroupésforment un ensemble uni définissant non pas l'art de Rachel Kelly, maisle personnage. Valérie De Marchi Tableaux d'une exposition , de Patrick Gale, chez Belfond.]]></description>
  </item>
  <item>
   <title><![CDATA[Lettre d'une inconnue, Stefan Zweig]]></title>
   <link>http://www.flu.fr/aucoindulivre/livres-193/blog/lettre-inconnue-stefan-1298784.html</link>
   <pubDate>Fri, 17 Jul 2009 8:12:00 +0200</pubDate>
   <guid>http://www.flu.fr/aucoindulivre/livres-193/blog/lettre-inconnue-stefan-1298784.html</guid>
   <description><![CDATA[La passion est un sentiment qui traverse le temps, les époques, les générations, l’espace… Il fait aussi partie de ces sentiments qui régissent, conduisent, poussent les hommes à agir en omettant le raisonnable. Dans Lettre d’une inconnue , Stefan Zweig nous livre un magnifique exemple d’une passion dévorante et auto-destructrice. Un jeune homme reçoit une lettre d’une jeune femme où elle lui dévoile son amour viscérale pour lui depuis qu’elle a treize ans. Cette lettre, c’est une confession, un cri de désespoir pour se faire reconnaître: “ je veux te révéler toute ma vie, cette vie qui véritablement n’a commencé que du jour où je t’ai connu.Auparavant, elle n’était que trouble et confusion, et mon souvenir nes’y replongeait jamais; “. Car cet homme, pour qui elle s’est sacrifiée toute sa vie, l’a rencontré trois fois, mais l’a prise pour trois personnes différentes et l’a oublié aussitôt chaque lendemain de leur nuit d’amour. Le fruit,de ce qu’elle pense être une histoire d’amour et qui s’avère être qu’une banale aventure pour lui, est un enfant. Elle n’a que lui à quise raccrocher, et elle le fait éperdument, car c’est une partie de cet homme qu’elle a réussi à extirper. Seulement, l’enfant tant chéri par sa mère en détresse est aujourd’hui mort. A bout, elle ne peut qu’avouer ce fardeau, cette obsession qui la consomme depuis son enfance. Malgré cette histoire plus que tragique qui reprend vie au fil des pages, on espère, on veut croire que l’homme va la reconnaître. Le récit est éprouvant, haletant, on subit sans répit le fanatisme presque religieux de cette femme pour cet homme, dont seul la mort la délivrera. Une nouvelle terriblement romantique, même si il est question de sacrifice, d’abandon de soi dans le seul but d’être au moins une seule fois dans les bras de l’être aimé.]]></description>
  </item>
 </channel>
</rss>

