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Le Blog de Jean Paul Potins
09 novembre 2009
0 voteVotez ! Au revoir Brive, je t’aimais bien…

http://images.flu.fr/private/photo/6694389669/private-category/beigbeder-1310654577.jpg    Des kilos de foie gras et des litres de vieille prune plus tard, que dire de plus sur cet endroit magique d’où l’on revient l’esprit plein de belles lettres et les artères bouchées :  
 
-          Que Mimi Mathy, en plus d’être super sympa, est analphabète. Sur une dédicace faite pour la fille d’un éditeur, écrit en gros caractères bien rond : « Que ta vie soit magiques ».
 
-          Que PPDA, mais si cet animateur à implant qui gagnait 75000 euros par mois, est vraiment à l’image de l’homme raffiné que s’en fait la ménagère de moins de 70 ans. A une attaché de presse qui lui racontait que son chat était malade : « Et comment va ta chatte ? » Voilà qui parviendrait presque à la rendre sympathique.  
 
-          Que le plus beau moment de la Foire aura été celui où DJ Jean-Claude a passé coup sur coup au Cardinal « Destinée » et la BO de La boom. En les dédiant à son compositeur, M. Vladimir Cosma, qui était dans la salle.
 
-          Que la foire du Livre, c’était mieux avant. Il y a deux ans, dans le train du retour, Pierre Vavasseur, journaliste culture du parisien, remontait les wagons en calecon. Et parfois sans.          
 
-          Que Frederic Beigbeder n’a pas été très sage. Après avoir présidé la Foire l’an dernier -un patronage éclair où il inaugura le concept d’un président partant le lendemain de son arrivée- il en a remis une couche cette année. Visiblement contraint par son éditeur de venir autographier son « Roman français », la plus belle barbe de Paris n’a pas supporté bien longtemps les poireaux et les regards torves d’admiration de ses fans de Province. Il a bien signé un peu, entre deux bouchées de jambon-beurre, mais en montrant visiblement que ça le faisait chier, ilot de suffisance dans une mer de ploucs. A la moindre occasion –pipi, cigarettes, embrassade avec Eliette Abécassis, crise de claustro dû aux réminiscences de sa garde à vue- le bougre désertait son stand, tel un gamin contraint d’animer l’activité Scrabble dans un sanatorium. Pas facile de se prendre pour Salinger sans avoir la force de rester chez soi… Faut le comprendre aussi le Fredo, il a quand même récemment vécu une expérience traumatisante.  Il a goûté à  l’acharnement de la police fasciste l’empêchant, c’est un monde, de s’entariner sa coke à flanc de capot. Plus fort que BHL au Pakistan, quasi de l’ordre de Guantanamo. Ca vous marque un homme de se faire traiter comme le dernier des Mouloud.  « Il ne méritait pas ça », nous confie-t-il des sanglots dans la plume,  lui « l’un des écrivains français les plus traduits dans le monde ». Un être sensible, et modeste en plus, qui parvient au bout de sept heures de garde à vue à se prendre pour Soljenitsyne et Oscar Wilde à la fois. Espérons qu’il soit ressorti grandi de cette incroyable plongée dans l’abîme, où il a tutoyé des heures durant, dans « le lieu de France qui concentre le maximum de souffrance dans le minimum de mètres carrés », le sort des damnés de la terre. Et qu’elle lui permette de rester aussi humaniste et compassionnel qu’il l’avait été en soutenant si courageusement la « propagation  de la démocratie » américaine en Irak.    
 
http://www.dailymotion.com/video/x2e0aj_nabe-vs-beigbeder-2003_events  
 http://www.dailymotion.com/video/x42vqv_ardisson-verges-beigbeder-torture-i_politics


 

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