Flu.fr
"Lire et s'écrire, écrire et se lire"
les fourmis ailées
Hors ligne
les fourmis ailées
I love Florence
A propos

Homme Homme
Dérouler la suite

Prénom : Gwenaël

Nom : Jeannin

Site perso :
http://gwenaeljeannin.blogspot.com/


Pays : France
Statistiques
Profil » Blog
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
 
 
 
 

Le Blog de les fourmis ailées
16 juillet 2009
Simon Leys a écrit dans "Le Bonheur des petits poissons"...
http://images.flu.fr/photo/5436903543/private-category/simon-leys-127309152e.jpg

 
   Je viens de découvrir Simon Leys, enfin d'ouvrir un de ses livres. Voici une phrase que j'aime beaucoup :  
 
    "Les mots sont innocents ; il n'y a nulle perversion dans le dictionnaire, elle est tout entière dans les esprits, et ce sont ceux-ci qu'il faudrait réformer."
13 juillet 2009
"Le doux murmure du silence" : un polar moral de Paul Charles
http://images.flu.fr/photo/5436903543/private-category/doux-mumure-silence-125144081d.jpg

 
    Le doux murmure du silence est le huitième roman de Paul Charles, écrivain irlandais publié pour la première fois en France par les Editions Naïve. Cette lecture - et découverte - n'aurait pas été possible sans Ulike.net, pour qui ce livre a été chroniqué.  
 
   C’est pas mal, quand même, dit-il en s’étirant. Sans savoir si c’est la « solution » du polar, dont le principe est de reconstituer un puzzle, qui justifie son opinion ou si le fait d’avoir, enfin, terminé cette lecture lui a permis de reconsidérer son sentiment. Parfois la satisfaction d’un être tient à peu de choses... Le doux murmure du silence a un beau titre et un nombre de pages conséquent. Trois cent quatre vingt seize moins dix pour être exact, soit trois cent quatre vingt quinze - quand on est à la recherche de la vérité, on ne peut pas faire autrement que d’être précis. Et pour l’être totalement, j’ai eu deux - ou trois - moments de lassitude (mes aveux seront donc incomplets). Et pourtant, c’est un bon livre. C’est un juste un roman policier un peu différent de mes classiques, je trouve…
 
— De tes classiques ?
— C’est vrai, je n’en lis pas beaucoup. Mais j’en ai lu assez pour avoir une vague idée de ce que j’aurais pu lire.
— Mouais…  
 
    Londres. Camden Town (ceux qui ne connaissent pas Londres pourront trouver un plan de quelques quartiers en début d’ouvrage). Un homme meurt, brûlé vif dans le feu de joie de « La Nuit de Guy Fawkes », et votre lecture commence. Ça démarre plutôt fort. Parce que c’est plutôt horrible, à mon avis, et parce que la narration est plutôt froide. Non pas clinique, mais méticuleuse et très peu sentimentale. Disons-le tout de suite, c’est un livre qui ne m’a pas touché. Aucun pathos. Ce n’est parfois pas plus mal. Et c’est tant mieux, ici, car le style sans grand relief, presque banal, aurait pu donner lieu à du Guillaume Musso (je vous résume la lecture inachevée de cet auteur par ma grand-mère). Heureusement, il n’en est rien. Et puis je suis sévère. L’écriture est simple, mais pas simpliste. Le rythme est efficace, les surprises naissent des comparaisons et de l' humour discret, parfois moqueur, d’autres fois simplement souriant. Deux raisons de trouver ce livre agréable et honnête. Bon, évidemment, je préfère une écriture plus ourlée, incisive ou dense, mais j’écoute France Inter, donc la différence, ça me connaît. Ou on s’y fait. Quand il y a des compensations.  
 
    Un livre « honnête ». Oui, tant dans la narration que dans le sujet lui-même. Parce que je ne vous ai pas dit que c’était le commissaire David Peters la victime. Rassurez-vous, je ne vous ai rien dit, ça survient très tôt dans l’histoire : je vous rappelle qu’on essaye plutôt de trouver l’identité du meurtrier, en général. Pour trouver ce dernier, on va devoir dresser le portrait de ce commissaire de police, qui n’hésitait pas à donner un « petit coup de pouce aux poursuites » ou qui préférait les fins aux moyens, à l’heure où les forces de l'ordre auraient « d’ores et déjà perdu la bataille » contre le crime. Bon, on ne va pas taire que ce redresseur de torts n’hésite pas à se servir, au passage, et à profiter un peu de ses contacts avec les truands... Un ripou, donc, mais sans doute moins sympathique que Thierry Lhermitte ou Philippe Noiret. Rien à voir avec l’enquêteur attitré de Paul Charles, le bien nommé Christy Kennedy, doué d’une force morale considérable, qui, lui, « ne souscrivait pas à la théorie selon laquelle il n’est pas grave d’enfreindre les lois en pourchassant l’ennemi : cela revient à vous rendre pareil aux criminels. » Le bien, c’est le bien, et le mal, comme vous l’aurez compris, c’est le mal…  
 
    Dans ce roman dont la préoccupation n’est pas de camper un quartier, un milieu social, rien de très pittoresque ou de très réaliste. Les descriptions, joliment troussées, sont essentiellement physiques et vestimentaires, ce qui n’est peut-être pas anodin, tant l’apparence - et ses illusions - semble être un des thèmes du roman. Une mise en abyme du roman policier et des limites de la connaissance humaine, en somme. On peut le lire assez souvent : « une histoire a toujours deux versions. » Deux versions, deux vies. Le doux murmure du silence n'est donc pas un polar social ou noir. On s’intéressera aussi à l’alter ego de la victime, c’est-à-dire à l’enquêteur, l’excellent inspecteur principal Christy Kennedy, dont la vie amoureuse - et ses atermoiements - font l’objet de chapitres, apparemment à part, dans la conduite de l’enquête. Habiles contrepoints... En tout cas, ces chapitres nous construisent un enquêteur qui peut, aussi, être fragile, puisque sous le charme de la journaliste ann rea (oui, c’est en minuscule dans le texte), et nous le rendent plus humain.  
 
    Pas d’action dans ce roman, on suit les déplacements des enquêteurs, les interviews des suspects, on assiste à l’élimination progressive de ces derniers calmement, sans angoisse particulière. On observe, derrière la vitre. On écoute, on surprend des pensées. Des notes. On photographie. Etrange sensation que de ne pas être tenu en haleine, mais de prendre la sinuosité de cette recherche, d’aller de découvertes en révélations, pas fracassantes pour un sou (ou deux) mais qui suffisent à retourner chaque pièce du puzzle à l’endroit, avant de le reconstituer. C’est, d’ailleurs, la méthode de Christy Kennedy, et si l’on a bien eu des idées, de manière spontanée, on n’a pas eu la volonté de se brûler la cervelle, à force de se la creuser, ni l’idée de relier ces points afin dessiner le meurtrier. Juste le désir de se laisser porter jusqu’à ce doux murmure du silence. Il y a, peut-être, dans ce livre une petite musique que je n’ai pas su entendre tout le temps, mais que les dernières pages, quand tout se referme, auront réussi à me faire garder...
13 juillet 2009
"Mammifères" de Pierre Mérot
[img align=left border=0]http://image.evene.fr/img/livres/g/2080685562.jpg[/img]

 
   Le lecteur suit les aventures professionnelles et « sentimentales » de l’Oncle, cet Autre qui nous ressemble, flirtant ainsi la plupart du temps avec le non-sens, c’est-à-dire le vide. Et le suicide. L’Oncle est un anti-héros, c’est net. Ce sont des anti-mémoires que nous lisons : « l’époque est médiocre » et « plus l’époque est médiocre, plus l’insatisfaction est immense »…  
 
    « Aimer est exceptionnel. Ne pas aimer est la règle »… Cette pensée, à peine pessimiste, est caractéristique de l’Oncle, personnage haut en couleur (c’est-à-dire noir, gris, « nuit », en tout cas : « sale », dépressif et alcoolique (ce qui semble aller de pair), gravement perturbé par la personnalité de sa Mère, prototype du mammifère. L’humain est, en effet, réduit à son socle animal. « Mammifère », c’est le seul titre auquel il peut prétendre. Il est soumis au même principe que les insectes ou les éléphants, soumis au rapport de force : “vous qui croyez que l’amour gouverne une famille, détrompez-vous. Une famille est un système de domination”. L’Oncle se comparera au lion, avec toute la fausse gloire qui accompagne ce roi des animaux…  
 
    Le personnage picaresque qu’est l’Oncle permet d’éreinter, reconnaissons-le, la société, mais si l’on rit, c’est à dose plus qu’homéopathique, et jaune, voire noir, car l’entreprise de l’auteur est semble-t-il, ici, nihiliste.
13 juillet 2009
"Mémoire courte" de Nicolas Rey
http://images.flu.fr/photo/5436903543/private-category/m_moire_courte-1251436dfe.jpg

 
   Gabriel, trentenaire, travaillant à France 3, se marie avec Sophie. C’est le début d’une nouvelle vie. L’année 0. Mais le veut-il vraiment ? Et le peut-il aussi, englué dans ses conquêtes, l’alcool et la coke ? (Non, il n’y a pas d’intrus)  
 
    Au fond, Gabriel ne croit en rien, et sûrement pas à l’amour : “l’amour, c’est quand cela ne marche pas”. Incapable de se conduire en adulte responsable — donc en architecte de sa vie — il est mis au défi par Sophie de “choisir. Ou de renoncer”. De choisir et de renoncer... plutôt.  
 
    Gabriel, au prénom pourtant annonciateur d’une bonne nouvelle, est le héros de notre modernité bien médiocre. Et la misère ou sa mélancolie, qui n’en fait donc pas un « salaud », peut se tenir dans cette phrase, profondément désespérée et qui se borne à constater une réalité, absurde : “Quelquefois, le Valium n’arrive pas à la cheville du chagrin”.
12 juillet 2009
Second blog
Voilà, j'y suis, je vais pouvoir poursuivre, en doublon, sur FLUCTUAT, ce que j'ai déjà commencé à faire sur mon blog "les fourmis ailées" (de blogspot) : des textes, des citations, des chroniques.
« Page précédente 1 2 3 4 Page suivante »
 

Community Factory, version bêta
(c) 2000-2008 Doctissimo Software