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Comics, musique, internet, et toussa kwa ! Mon avis pas du tout objectif, sur des sujets pas importants :)
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Né le : 05 avril 1980
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Le Blog de mesca
05 janvier 2010
Projection de l'ego ou comment mes 10 biographies favorites terminent mal
Dans la biographie de Lester Bangs (par Jim DeRogatis), le lecteur apprend que son héros Leslie Conway "Lester" aimait particulièrement lire des biographies sans bien s'expliquer pourquoi. Je me propose donc, lecteur incrédule, d'être meilleur que Bangs et vous expliquez pourquoi ! (A mon "humble" avis).
 
Une biographie est censée être impartiale, réfléchie et neutre. Pas comme les œuvres de fiction ou même les autobiographies où l'auteur, s'il se met en scène, se donnera le beau rôle ou l'exagérera.
 
Du coup, voir un biographe chanter les louanges d'un autre, c'est regarder cet autre d'une manière objective, par l'autre bout de la lorgnette. Pourtant "objective", une biographie ne l'est jamais, pour 4 raisons :
1/ Le biographe est "amoureux" de son héros, ou du moins de l'image qu'il s'en fait. Il est donc biaisé.
2/ Le biographe aime plus que tout ce qu'il retrouve de lui dans l'image de son héros.
3/ Il s'agit de la vision d'un autre racontée par les autres et interprétée par un autre, lue par un autre. Il y a donc au minimum 4 intermédiaires et 4 façons de biaiser la "vérité".
4/ Le lecteur aime plus que tout ce qu'il retrouve de lui dans l'image de son héros.
 
Cela étant dit, j'en conclus donc que la passion de la biographie est une passion égotiste, centrée sur l'admiration de son nombril, de celui du biographé, et de celui du biographe.
 
Mais c'est aussi une passion nihiliste ou du moins nécrophile, puisqu'une bonne biographie doit être complète et donc inclure la mort de la "star".
 
Le plaisir malsain d'une biographie est d'y retrouver son héros, ses turpitudes, ses névroses, ses angoisses (le "ses" s'appliquant aussi bien à lui qu'à soi-même). On se projette dans l'image d'un autre ayant réussi sa vie, mais surtout l'ayant ratée. Bref, le loser devient une star, le lecteur devient une star, le lecteur reste un loser.
 
Sur ce je vous propose une petite liste de mes plaisirs malsains, j'y inclus donc livres et vidéos, où le principal moteur de l'histoire est de retracer une vie via l'œuvre de la personne biographée, et les témoignages de ses proches. Je rejette en revanche les oeuvres de fiction ou romancées (Control film sur la vie de Ian Curtis d'Anton Corbjin, The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford livre de Ron Hansen), et les autobiographies (Celle de Sonny Barger, celle de Dee Dee Ramone) :
 
5 Vidéos
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End of The Century, The Story of The Ramones
Michael Gramaglia et Jim Fields
147 minutes
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Kurt Cobain About A Son
Aj Schnack
97 minutes
 
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Wendy O'Williams & The Plasmatics - 10 years of Revolutionnary Rock'n'Roll
180 minutes
 
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Joe Strummer The Future is Unwritten
Julien Temple
120 minutes
 
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The Pink Floyd & Syd Barrett Story
John Edginton
49 minutes
 
 
 
5 Livres
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Jesse James Legendary and Outlaw
J. Dennis Robinson
Compass Point Books
112 pages
 
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Johnny Thunders... In Cold Blood
Nina Antonia
Cherry Red Books/Jungle Books
260 pages
 
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Full Of Life
A Biography of John Fante
Stephen Cooper
North Point Press
406 pages
 
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Charles Bukowski - Une vie de fou
Howard Sounes
Traduit de l'anglais par Thierry Beauchamp
Editions du Rocher
386 pages
 
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Lester Bangs - Mégatonnique rock critic
Jim DeRogatis
Traduit de l'américain par Jean-Paul Mourlon
Tristram
376 pages
26 décembre 2009
Easy Rider : la contre culture biker style
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Date de sortie : 1969
Dirigé par : Dennis Hopper
Produit par : Peter Fonda,
Ecrit par : Peter Fonda, Dennis Hopper, Terry Southern
Avec : Peter Fonda, Dennis Hopper, Jack Nicholson
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On dit toujours qu' Easy Rider est le film de contre-culture qui a changé la donne hollywoodienne. C'est vrai : Dennis Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson partent d'un mini-budget et pondent un film moderne. Des essais de cadrage, de passage de plans à plans. Paraît-il que cela s'inspire de l'école européenne ! Je n'en sais rien : je n'aime pas Godard.
 
Le film nous parle du périple de deux motards à travers l'Amérique. Captain America et Billy cherchent le vrai sens de l'Amérique. Mais, tout ce qu'ils trouvent c'est un clivage de plus en plus évident entre l'état d'esprit hippie et celui des rednecks. En butte à l'intolérance, ils vont de ville en ville. C'est surtout un superbe hommage à la liberté... Une critique de l'intolérance... La fin du rêve hippie. A voir, en écoutant The Doors donc.
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Beaucoup de spontanéité dans ce film. Dennis Hopper a prétendu que toutes les scènes de drogue, ont été vraiment tournées sous drogues (pour les acteurs).
 
 
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Une bande son superbe, qui a révélé Steppenwolf  et son Born to be Wild. Du Hendrix. Du Dylan. A noter que Dylan est une sorte d'excuse pour Fonda : durant le trip au LSD, Hopper avait demandé à Fonda de pleurer sa mère, qui s'était suicidée. Fonda s'exécuta et donna le pire de lui dans une scène tragique et touchante. Pour s'amender auprès de sa mère, il demanda à Bob Dylan d'utiliser sa version de That's All Right Mama. Ce que Bob ne peut refuser.
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Un superbe road movies qui met en scène de longues ballades en motos, de magnifiques décors... Une fin percutante. Les trois acteurs sont superbes et Jack Nicholson campe un avocat décalé d'une façon magistrale.
 
Ce film fait partie des 100 meilleurs films de contre culture américains et figure donc à ce titre à la bibliothéque nationale.
 
Un autre film de bikers mettant en scène Jack Nicholson est à signaler de façon anecdotique : Hell's On Wheels, film approuvé par Sonny Barger.
 

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25 décembre 2009
Bukowski vs Pivot : à Apostrophes
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Une magnifique édition d'un dvd documentaire sur Bukowski existe. Où l'on apprend, pour ceux qui ne l'ont pas senti dans les livres, que Bukowski a un cœur, et qu'il pleure pour un rien : comme quand il lit ce poème sur Linda, et qu'il s'excuse d'avoir choisi ce poème, les larmes aux yeux. En bonus un deuxième DVD : le scandale "Apostrophes".
 
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Buko le "vieux dégueulasse". Buko le poivrot. Buko par qui le scandale arrive. Bukowski qui a foutu la merde chez Pivot.
 
Tous les ans on nous remontre ces images de scandale : Bukowski se soûle en direct chez Pivot et insulte les invités.
 
Déjà Bukowski c'est qui ? Un écrivain "coup de poing", dans la lignée de Fante, de Neal Cassady, précédant les "beats", précédant Hubert Selby Jr. Bukowski c'est toute la misère du monde sans apparences trompeuses. C'est aussi et surtout un formidable espoir : comment un raté peut-il réussir? Je parle de l'écrivain, pas du personnage. Et comment quelqu'un dans la misère la plus noire s'accroche à son seul remède, à son seul espoir : l'écriture.
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Mais qu'est ce qu'il est venu foutre chez Apostrophes? Bah Bukowski a été révélé par l'éditeur Black Sparrow, un ancien imprimeur qui a flashé sur ses textes, et a décidé d'investir toute sa fortune personnelle dans Bukowski : qu'il écrive ou pas, s'il quitte son métier de postier, son "éditeur" improvisé lui versera une rente à vie. Et Bukowski écrit... Puis on le découvre en France, grâce aux humanoïdes associés. Et oui ! L'éditeur de BD sait miser sur les talents underground, même quand il s'agit de "vraie" écriture.
 
Pivot le découvre, et ne lit probablement que la préface et la quatrième de couv', puisqu'il a pertinemment retenu que Bukowski est alcoolique, mais pas qu'il fut un enfant battu.
 
Je m'explique : certains seront surpris que Bukowski se mette à insulter les autres invités dans une émission publique. Mais il est à noter le manque de respect flagrant qui a été fait à M. Bukowski : on lui parle sans cesse d'alcoolisme. "Vous ne pouvez pas vous arrêtez de boire" et un magnifique "comme ne le ferait pas Bukowski, vous avez mis de l'eau dans votre vin" prononcé comme si, la personne en question n'entendait pas qu'on le critiquait.
 
On rajoute à cela, une question mal placée de Pivot qui prétend avoir lu tout Bukowski : "comment s'est passée votre enfance ?", que Bukowski avait anticipé par un "ma réponse est non je ne répondrais pas". Pivot insiste : "parlez nous de votre enfance... a t'elle été heureuse ou malheureuse ?", à plusieurs reprises, ce à quoi Bukowski répond "soyez correct, et passer à un autre invité", mais Pivot insiste encore. Et c'est dans ces circonstances que le flot d'insultes de Bukowski démarre.
 
Donc que personne ne s'étonne, que personne ne dise que Bukowski est scandaleux. Le seul scandale c'est Pivot.
 

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24 décembre 2009
PJ Harvey : la fille blessée
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PJ Harvey fait partie de ses artistes australiens qui réussissent (Radio Birdman,Nick Cave...).  
Elle commence d'ailleurs par se faire remarquer en accompagnant M. Cave. Au long de sa carrière, elle accompagnera des artistes prestigieux : Josh Homme, Tricky et Björk, multipliant les collaborations inattendues.  
D'ailleurs je vous propose de visionner le fruit de ce duo live avec Björk, reprenant Satisfaction des Rolling Stones à leur façon. Glauque et puissant à souhait.  

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Influencée par le Blues et Captain Beefheart, elle se lance dans une carrière "solo" mais sait toutefois se faire accompagner par des grands noms (Mick Harvey, John Parrish). Ses premiers albums très énervés et chantés d'une voix rauque la rapprochent du punk, et font que les journalistes la comparent souvent à Patti Smith. Il est vrai qu'une similarité de voix existe, de même qu'avec Brody Dalle des Distillers, mais Mlle Harvey n'aime pas cette comparaison facile.  
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On peut entendre Juliette Lewis interpréter deux de ses chansons dans le film Strange Days.  En concert, c'est un petit bout de femme qui se démêne et ne s'arrête jamais de bouger.  
Vous pouvez vous ruer en toute confiance sur les versions bootlegs de PJ Harvey, vous ne serez pas déçus.  
Par contre, les morceaux sont très proches des versions studios, et pour avoir une bonne idée de ce qu'est PJ en live, procurez vous les vidéos ! (autre que le live officiel qui est sorti et qui selon les critiques est très mal monté).  
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Un rock énergique et rugueux, qui a su s'adoucir sans perdre de sa fougue. A ne pas manquer : Rid of Me, et sa version demo : 4-Track demos.  
 
 

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Discographie
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Dry (1992)
 
 
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Rid Of Me (1993)
 
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4 Track Demos (1993)
 
 
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To Bring You My Love (1995)
 
 
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Dance Hall at Louse Point (1996)
 
 
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Is This Desire (1998)
 
 
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Stories From The City, Stories From The Sea (2000)
 
 
 
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Uh Huh Her (2004)
 
 
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The Peel Sessions 1991-2004 (2006)
 
 
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White Chalk (2007)
 
 
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A Woman A Man Walked By (2009)
23 décembre 2009
Russ Meyer : les seins énormes en plein dans la gueule
Russ Meyer restera dans les anales (!) comme l'inventeur des odysées galatéiques (du grec Galatée). Il a nourri les fantasmes de milliers d'adolescents qui n'ont pas encore trouver la fonction "rechercher une video porno" sur google. Ce qui m'intéresse (aujourd'hui) c'est son petit côté subversif.
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Bien sûr la caractéristique principale des films de Meyer est de réunir au générique toute une plâtrée d'actrices aux mensurations plus que généreuses.
 
Si l'on va plus loin que cette évidence qui saute aux yeux (!), on se rend bien vite compte que Russ Meyer a tout pour être un chef de file de la contre-culture. Tous ses films tournent en ridicule la moralité hollywoodienne, et il n'hésite pas à être explicite dans sa critique des outrages aux bonnes mœurs et à contourner allègrement la censure (dans le mythique Motor Psycho, un des personnages se fait mordre par un serpent, suite à quoi le spectateur avide découvre une héroïne mammairement membrée suçant la plaie et se voyant invectivée à coup de "suce plus fort, aspire, plus fort!";).
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Inutile de préciser que le titre de son film Mudhoney allait inspirer un groupe grunge. Que Faster Pussycat ! Kill Kill ! donnerait lui aussi naissance à un groupe underground. Mais c'est surtout dans le choix de ses thématiques, de ses personnages principaux, que Russ Meyer sera une source d'inspiration : Faster Pussycat ! Kill Kill ! est une pierre fondatrice pour le mouvement féministe, et le mouvement punk Riot Grrrls, avec ses héroines vétues de cuir, aux symboles phalliques évidents : les bolides qu'elles conduisent. Dans ce même film, le spectateur découvre des seconds rôles complétement barrés : un attardé meutrier et son père paraplégique complétement obsédé.
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Dans Motor Psycho, le spectateur suit les tribulations d'une bande de bad boys complétement perdus qui commettent l'irréparable (le sort pire que la mort, là !). Un petit relent de The Wild One.
 
 
La consécration viendra avec les mythiques Vixen, Supervixens, Ultravixens, Megavixens. Malheureusement, au cours des ans, ses films deviendront de plus en plus plats, alors que ses actrices deviendront de plus en plus en relief :(
 

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Filmographie sélective
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Motorpsycho (1965)
     
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Faster, Pussycat! Kill! Kill! (1965)
     
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Vixen! (1968)
     
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Beyond The Valley Of The Dolls (1970)
 
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Cherry, Harry & Raquel ! (1970)
     
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Supervixens (1975)
     
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Beneath the Valley of the Ultra-Vixens (1979)
22 décembre 2009
Savage Dragon's Return : Delcourt publie en janvier un premier volume du héros de Larsen
C'est officiel, en janvier Delcourt publiera du Savage Dragon ! (Vérifiez c'est sur le site de l'éditeur :p)
 http://images.flu.fr/collections/photo/2353531235/comics-bd/9782756018751v-1-1319129225.jpghttp://images.flu.fr/collections/photo/2353531235/comics-bd/9782756018751_pl01-1-1319130d3b.jpghttp://images.flu.fr/collections/photo/2353531235/comics-bd/9782756018751_pl04-1-1319131430.jpg
 Erik Larsen, c'est qui ? C'est un petit génie des comics ayant travaillé sur Spiderman, et un des pères fondateurs d'image. Niveau influence, tant graphique que narrative, ses maîtres sont Walt Simonson, Jack Kirby.
 
 Erik Larsen, c'est le "papa" du Savage Dragon. Un être vert, dôté d'une crête et d'une superforce, malheureusement amnésique. Il est reccueilli par le chef de la police de New York en pleine guerre des gangs. Le "Savage" est le premier super à être recruté par la police. Ainsi les humains menés par l'officier Dragon peuvent lutter à armes égales contre Overlord et sa clique de super-villains (un super poulet, un gorille avec le cerveau d'Hitler...).
 
 Bref dans le Savage Dragon tout est possible, y compris le plus ridicule. Attendez vous à des clins d'oeil à Kirby et Simonson, avec les versions "image" de Thor ou Kamandi. Attendez vous aussi à l'impossible. Dans un arc, Larsen n'hésite pas à détruire la terre, et le Savage Dragon continue sa vie sur une terre parralèle où il a tout à réapprendre.
 
 Je salue donc Delcourt pour cette initiative :hello:
 Car le Dragon n'a jamais eu la chance qu'il méritait en France.
 
 Savage Dragon 1. Baptème du feu
 Editions Delcourt, collection : Contrebande
 Auteur : Erik Larsen.
 Prix : 27€50
Date de Parution : 20/01/2010
Nombre de pages : 320 pages
Episodes américains : The Savage Dragon #0, The Savage Dragon : Baptism of Fire TPB, The Dragon : Blood & Guts TPB,, The Savage Dragon #1 & 2+ sketchbook d’une vingtaine de pages sur la création des personnages principaux de la série.  
 
En ce qui concerne le Savage Dragon 0, paru dans Wizard, le choix de publication de ce numéro est contestable puisqu'il révèle la nature extra-terrestre du Dragon (niveau histoire on s'en passerait, mais les planches de Larsen sont superbes)
 
Lien vers la page de l'éditeur : http://www.editions-delcourt.fr/ca [...] eme_du_feu
 
PS : Je suis un des principaux contributeurs de l'article français sur Wikipedia. J'espère que mon militantisme web pour la série a pu jouer en partie pour la parution française.
http://images.flu.fr/collections/photo/2353531235/comics-bd/savagedragon01_sec3_171-1319351477.jpghttp://images.flu.fr/collections/photo/2353531235/comics-bd/savagedragon01_sec3_175-13193509be.jpg
22 décembre 2009
Butch Cassady et Sundance Kerouac (Sur la Route avec Jack et Neal)
La vie de Neal Cassady est certainement inextricablement liée à celle de Jack Kerouac. Mais pas seulement.
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Mais qui est-il ?
Vitesse Limite. L'âme de la beat generation. Neal Cassady est surtout connu pour être le héros du roman de Kerouac : Sur la route. Bien sûr comme tout personnage intelligent, il s'est doté d'un alias pour l'occasion : Dean Moriarty. Kerouac l'admet: Cassady est son modèle... Son style, son parler, ses rêves seront une inspiration pour Kerouac. Pourtant le modèle n'égalera jamais son élève en terme de popularité. Cassady n'a publié qu'un seul roman : Première Jeunesse. Et celui-ci n'est même plus disponible en France.
 
Cassady l'adepte de la vitesse
Aussi pressé dans la vie qu'au volant d'une voiture, Neal croque la vie et les femmes à 100 à l'heure. Dans ses romans, dans ses lettres, dans ses dialogues rapportés par les plus grands écrivains (Kesey, Bukowski, Kerouac...), Cassady s'exprime par tirades impressionnantes de longueur, peu ponctuées: du Proust sous acide. Sans description, mais avec réflexion.
 
Kerouac a raconté sa jeunesse, mais Bukowski a raconté sa fin, dans un des épisodes du Journal d'un vieux dégueulasse. Ivre mort, allongé sur une voie ferrée, Cassady avait rendez-vous avec le train qui l'emmènerait vers ses rêves. Tom Wolfe aussi s'est penché sur sa vie, dans son essai romanesque Acid Test, Neal conduit le bus des Merry Pranksters, il y accompagne Ken Kesey, l'auteur de Vol au dessus d'un nid de coucous. Il inspirera également un poème à Allen Ginsberg, dont il fut l'amant.
 
Allumé, il semble avoir une aura de meneur divaguant. Une sorte de prophète cinglé qui inspirera toute une génération, et honorera beaucoup de leurs femmes.
 
 
 
A lire :
 
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Neal Cassady, Première Jeunesse
 
 
http://images.flu.fr/passions/photo/2353531235/litterature/515ny1gzvtl-_sl500_aa240_-1-1318699db2.jpg
Carolyn Cassady, Sur Ma Route, ma vie avec Neal Cassady, Jack Kerouac, Allen Ginsberg et les autres...
 
 
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Jack Kerouac, Sur la Route
 
 
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Charles Bukowski, Journal d'un vieux dégueulasse
 
 
http://images.flu.fr/passions/photo/2353531235/litterature/41c8wze0m6l-_sl500_aa240_-1-13187019d4.jpg
Tom Wolfe, Acid Test
 
 
http://images.flu.fr/passions/photo/2353531235/litterature/51k6gy63v6l-_sl500_aa240_-1-1318703bc5.jpg
Ken Kesey, Vol au dessus d'un nid de coucou
21 décembre 2009
5 idées de comics à offrir en cadeau à votre petite soeur Emo
Tout d'abord, dissipons un malentendu, ma petite sœur n'est pas Emo ! Elle les déteste, purement et simplement. Par contre, elle s'habille en noir, déteste ses parents et pense que tous les adultes veulent prendre les mauvaises décisions à sa place.
 
Elle appelle ça "être gothique". Moi, j'appelle ça "être ado". Mais il est de mon devoir de grand frère de la confronter à ce qu'elle hait/est : comme elle se plaque la mèche devant le visage, et qu'elle met des t-shirts noirs à rayures et qu'elle écoute My Chemical Romance, elle doit se rendre à l'évidence !
Elle est Emo.
 
Bref, voici cinq idées cadeaux pour aider votre petite soeur à bien vivre son malaise adolescent et la conforter dans ses idées noires.
 
Death de Neil Gaiman et Chris Bachalo
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Le choix le plus évident, bien qu'un peu daté. Apparue dans Sandman en 89, la petite soeur de Sandman incarne la mort. Elle a droit à son propre comics en 93 puis 96 sous l'égide de Neil Gaiman et Chris Bachalo.
La mort s'incarne donc dans le corps d'une petite fille un peu bizarre et un peu sombre, mais diablement poétique et attachante. Au cours de son périple dans le monde des hommes, elle rencontrera plusieurs personnes confrontées à la mort. Son devoir sera de les remettre dans le droit chemin qu'est l'espoir et la vie.
 
Walking Dead de Robert Kirman et Charlie Adlard
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On prend un des meilleurs scénaristes de Comics : Robert Kirkman (Invincible), et on lui confie pour mission d'écrire un comics sur les zombies. Résultat ? Incroyable. Imaginez le meilleur des films de zombies, mis en images dans un clair obscur diabolique (Charlie Adlard). On suit donc sur moults épisodes les aventures des survivants s'organisant pour survivre aux zombies, mais surtout aux hommes ! Car en temps d'apocalypse, l'homme est le pire des ennemis.
 
Les clichés sont là, mais surtout Kirkman sait en sortir pour surprendre le lecteur. Le plus : c'est un film de zombies qui ne terminent pas au bout d'une heure trente.
 
Hellboy de Mike Mignola
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Hellboy a été popularisé par les films, mais oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le rejeton des Enfers. Hellboy est un être silencieux, contemplatif et carrément bourrin.
Mignola s'inspire ouvertement de l'architecture gothique et baroque, mais aussi du clair obscur de maîtres comme Frank Miller, ou Milton Caniff. En termes de narration, une de ses grandes inspirations est HP Lovecraft.
 
C'est donc dans un festival d'images sublimes que l'on découvre les mythes et légendes les plus glauques inventées par l'homme : la Baba Yaga, Ragnarok, les loups garous. Mignola est toujours très documenté et il sait lié des légendes diverses pour les rendre réalistes.
 
Hellboy est le fils du diable et d'une sorcière, appelé des enfers par Raspoutine l'increvable et ses sbires nazis. Mais l'expérience tourne bizarrement, et le petit Hellboy est adopté par un membre du BRPD (bureau d'investigations sur le paranormal). Il grandit donc avec les valeurs humaines et humanistes de son père adoptif et apprend à traquer les démons et déjouer les plans des nazis. Par contre sa main droite est faite de métal et d'alchimie. Son fardeau ou sa gloire future ?
 
 Ghost World de Daniel Clowes
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Un comics sur le mal de vivre qui suit Enid et Rebecca, deux ados mal dans leur peau, qui regarde le monde d'un oeil critique et acerbe. Elles sont l'équivalent de Daria en BD. Un humour pince sans rires, le meilleur de l'underground américain.
 
Un film sublime en a été tiré, avec une jeune Scarlett Johansson dans le rôle de Rebecca (c'était avant ses attributs mammaires imposants)
 
Je n'en dirais pas plus, si ce n'est que le comics est trop court.
 
The Umbrella Academy de Gerard Wray et Gabriel Bà
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Un événement des comics. Je ne l'ai pas lu, mais apparemment un comics qui fera date dans la vision des superhéros.
L'auteur est le chanteur de My Chemical Romance, et j'ai fait ce choix pour ma soeur car :
-Elle aime les superhéros
-Elle aime My Chemical Romance
-Je ne l'ai pas lu et je pourrais lui piquer :p
21 décembre 2009
Les Clash ou comment réussir une composition florale (critique façon Ami des Jardins)
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Les journées glaciales et rigoureuses de décembre n'incitent pas à sortir au jardin, nous vous proposons donc aujourd'hui une composition simple à redécouvrir à domicile.
 
La composition dite du Clash est un savant mélange consistant à marier ensemble des éléments disparates. Mais vous le savez, amis jardiniers, le secret d'une composition florale réussie réside dans la façon dont les divers éléments vont s'assembler.
 
 
Cette composition éclectique est né du constat qu'une autre composition (la 101 Oners) n'était pas satisfaisante. Les jardiniers ont donc essayer de marier la Joce Trummer avec d'autres fleurs.
 
Ces quatres fleurs magnifiques et au charme délicieusement suranné sauront vous envouter par leur accent exotique. Nous vous proposons donc de (re)découvrir les variétés suivantes : Joce Trummer, Maille-Queue Jaune, Paulsee Monont, Topper Hedonis(1).
 
Selon l'arrangement que vous donnerez à la composition, vous obtiendrez différents effets avec plus ou moins de bonheur : London Calling, Cut The Crap...
 
Amis jardiniers, attention à l'ensolleilement de ces plantes : la Joce Trummer et la Maille-Queue Jaune ont besoin de beaucoup de soleil, tandis que les deux autres peuvent être moins exposées et vivoter dans des coins ombragés.
 
La cohabitation entre ces espèces pourra néanmoins s'avérer difficile, la Joce Trummer et la Maille-Queue Jaune se nourrissent des mêmes éléments. Placées côte à côte, elles peuvent s'épuiser l'une l'autre.(2)
L'Hedonis a une fâcheuse tendance à développer une dépendance aux engrais synthétiques. Il faut se montrer vigilant et la changer de terreau de temps en temps.(3)
 
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Malgré la difficulté à les mener au-delà de leurs sixième année, si vous réussissez la cohabitation, les fleurs de ces 4 plantes sauront vous ravir par leur grande variété. Leurs spécificités et particularités sauront se marier harmonieusement en groupe.(4)
 
(1) Joe Strummer, Mick Jones, Paul Simonon, Topper Headon
(2) Rivalité entre Joe et Mick qui fut le "terreau" de leurs talents, mais aussi qui a précipité la fin du groupe
(3) Addiction aux drogues de Topper
(4) Influences variées qui ont fait la richesse du groupe : reggae, dub, rock, punk, rapo, soul, funk
 
Discographie
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The Clash
(1977)
     
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Give 'Em Enough Rope
(1978)
     
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London Calling
(1979)
     
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Sandinista
(1980)
 
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Combat Rock
(1982)
     
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Cut The Crap
(1985)
 
Bien entendu, nous vous conseillons d'observer ces plantes dans leur milieu naturel, où les engrais et la culture intensive n'ont pas abîmé leur éclat.
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Nous ne pourrons malheureusement garantir la livraison de telles compositions florales réussies à l'avenir.
20 décembre 2009
Dead Boys vs Pere Ubu : le rock primitif affronte le rock arty

SWF file


Je vais vous donner un de mes critères secrets permettant de savoir qu'une chanson est bonne :
C'est son potentiel à m'attirer des conversations sur msn, de préférence avec des nanas. Je m'explique : dans ce truc à la con, qu'on appelle le statut MSN, on peut insérer des catch lines qui ne passeront jamais à la postérité. Si, si, c'est là où vos contacts relous écrivent "Mon choupinou jvoulai ke tu sache ke je t'M (L) Kro fort d'amour".
Moi j'y mets le titre de chansons. Et les titres des Dead Boys sont brefs, percutants et énigmatiques. C'est la recette de mon succès sur msn.
All This And More
What Love Is
Not Anymore
Ain't Nothin To Do
Hey Little Girl
(I Don't Wanna Be No) Catholic Boy
Ain't it Fun
 
Bref, ce sont de vrais appels à l'orgie de fenêtres sur MSN.
 
En ça, les Dead Boys au même titre que les Stooges ou les Heartbreakers sont un des meilleurs groupes.
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D'ailleurs je relisais l'excellent "From the Velvets to The Voidoids" de Clinton Heylin, en m'attardant sur les Chapitres concernant les Dead Boys.
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On y apprend donc que les Destroys "Dead Boys" (1975) sont issus de Cleveland Ohio, l'autre scène d'émergence du Punk. On l'oublie souvent mais cette ville fût un véritable chaudron bouillonnant qui nous a donné les groupes les plus expérimentaux et expérimentés du Punk : Pere Ubu (1975), les Styrenes, Devo, Electric Eels, etc.
C'est de cette marmite qu'a émergé en partie la No Wave (James Chance & The Contortions, Lydia Lunch, DNA, Mars...) mais aussi le Art-Rock à la Sonic Youth.
 
Dans cette histoire du prepunk, les Dead Boys n'ont malheureusement qu'un rôle mineur, et on peut facilement les cantonner à un groupe de poseurs, s'inspirant plus des Sex Pistols et du total look destroy que l'inspirant. Les mimiques de Stiv Bators, posant comme Iggy Pop, sont justes agaçantes.
Bref, du rock lourd, primaire, basique, mais énergique et lourd !
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Mais dans l'histoire du Rock, les Dead Boys sont liés ad-vitam-aeternam à Pere Ubu, puisque les deux groupes émergent d'un petit groupe de Cleveland :  
Rocket From The Tombs (1974)
Les chansons de Pere Ubu "Final Solution" et "30 seconds over Tokyo" et celles des D.B. "Ain't it Fun", "Sonic Reducer" ont été créées dans ce groupe mythique qu'est RFTT.
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Rocket From The Tombs
 
De plus des cendres des Dead Boys naîtront les champions de la New Wave : Lords of The New Church.
 
 
C'est donc cette dichotomie propre au Punk Rock que les Dead Boys en parallèle avec Pere Ubu nous propose(nt) d'explorer : la face arty et la face primaire d'un mouvement multicéphale.
Plongés vous donc dans la maigre discographie (2 albums) des Dead Boys pour redécouvrir le côté sauvage, primaire et tellement libérateur du Punk Rock à l'ancienne !
 
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Young, Loud & Snotty (1977)
 
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We Have Come For Your Children (1978)
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