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le blog de Patrice Vibert
A propos
Ce blog se construira peu à peu autour de trois directions: - comment les trajectoires identitaires sont-elles approchées par les arts ? - comment définir une esthétique moderne ? - un panorama des expositions artistiques rouennaises
Homme Homme
Né le : 20 juillet 1975
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Prénom : Patrice

Nom : Vibert

Présentation :
Professeur de philosophie. Mes recherches portent sur la notion d'identité.

Ville : Rouen
Département : SEINE MARITIME
Région : Haute Normandie
Pays : France
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Le Blog de trebiv
13 septembre 2009
La confusion des âges: "Le monde sans les enfants" de Philippe Claudel
" Mais le temps passe pour tout le monde, et aussi pour les enfants. Et les enfants un jour ou l'autre deviennent grands, et deviennent parents en ayant eux aussi des enfants, des enfants qu'ils aiment tant mais que tout de même ils disputent, ils punissent et qui les font râler. Car le problème, voyez-vous, c'est que quand on est grands, on oublie, on oublie presque tout, et on oublie surtout qu'on a été enfant."
http://images.flu.fr/private/photo/8987036898/private-category/monde-enfants-130311580d.jpg

 
Cet extrait de la nouvelle inaugurale du recueil indique au lecteur le fil directeur de toutes les nouvelles: à la fois le mélange et la séparation entre le monde des enfants et le monde des adultes. On passe ainsi de nouvelles où les adultes essaient de se mettre du point de vue des enfants à des nouvelles où les enfants prennent la place des adultes.  
"Le chasseur de cauchemars" nous montre Raymond, un chasseur de cauchemar, en retraite forcée car son métier est maintenant effectué par des entreprises et non plus par de simples artisans. Cette introduction de problèmes d'adultes dans un univers enfantin aurait pu créer un décalage à la fois plaisant et suggestif. Mais Philippe Claudel perd très rapidement son lecteur.  
Personnellement, à chaque nouvelle, je me demandais à qui ils s'adressaient: des enfants, des adultes. Les deux à la fois sans doute, où à l'enfant qui sommeille dans l'adulte et à l'adulte qui regrette de ne plus être un enfant.  
Si ce recueil se lit rapidement et si quelques nouvelles sonnent justes ( "le dur métier de fée", "le gros Marcel" ), il ne laisse guère de souvenir durable.
 
Note: 2/5
 

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