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La photographie est un couperet qui dans l'éternité saisit l'instant qui m'a ébloui (HCB)
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Né le : 02 septembre 1967
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Ville : Paris
Département : PARIS
Région : Ile de France
Pays : France
Statistiques
10 décembre 2007
The Atlas group
Autre découverte dans les dernières acquisitions photographiques du centre Georges Pompidou : "The Atlas Group".  
Il s'agit en fait d'un projet d'un photographe Libanais nommé Walid Raad. Il a recréé un vrai-faux fond d'archives illustrant les années de guerre civile du Liban. J'ai immédiatement pensé aux archives de la vraie fausse académie d'art Worosiskiga  de Gérard Gasiorowski. Mais ici, il s'agit bien de fausses archives de la vraie guerre civile au liban, mixant des vries photographies retravaillées (par exemple en y incrustant des éclats de balles de mitrailleuses)...
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We Can Make Rain But No One Came to Ask, Video, 2005, The Atlas Group / Walid Raad

Le travail est très étonnant car il y a énormément de vraies photographies du conflit, alors pourquoi en faire des faux ? Ont il plus de force ? Est-ce une entourlope pour les faire entrer au musée ?
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We Decided To Let Them Say “We Are Convinced” Twice. It was More Convincing This Way

On peut dire que oui. C'est la même chose que pour le nu. Un nu d'artiste peut être plus érotique qu'un vrai coprs nu. Il en va de même pour les images d'atlas group.
01 décembre 2007
Hoist - Matthew Barney
J'ai mis un peu de temps à voir le film "Destricted" mais je n'ai pas été déçu du voyage. Je suis resté fasciné devant le court métrage Hoist de l'immense Matthew Barney.  
Il n'a pas exploré les thèmes plus convenu de l'amour plaisir (Richard Prince dans House Call, un film qui suit) ou  du sexe "moderne" des ados biberonnés au flims XXX comme Larry Clarck. Comme Marina Abaramovic, il explore plutôt le sexe thaumaturgique, doué de pouvoirs magiques et chargé de superstitions.  
Dans Hoist, on découvre toute l'installation par une séquence très lente donnant un suspense et excitant la curiosité, une créature humaine,  mais pas tout à fait (un satyre, ou un Oberon Sheakspearien), nue, qui pose son sexe contre "celui" si vous me passez l'expression d'une gigantesque grue. La grue a en son centre un axe en mouvement sur lequel se trouve une zone humide et douce, (on dirait un tour de potier) qui semble être le "sexe" de la grue (hoist signifie grue) par opposition à l'acier et au cambouis du reste de la machine. Ca rappelle un vagin dont le dedans serait dehors. On ne peut pas vraiment dire que l'homme se masturbe sur la grue ou qu'il fait l'amour avec la grue, car il n'y a pas une montée de plaisir et une conclusion. Il met juste son sexe en contact avec la grue, et la magie s'opère...  
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Matthew Barney Hoist

 
Eh bien la magie de tout ça c'est que les deux sexes, quand ils se touchent malgré les différences (homme  / machine, grand / petit, minéral / organique...) on ressent qu'il y a une énergie échangée entre les deux protagonistes.  
C'est complètement délirant, mais ça reste à voir. C'est puissant esthétique, audacieux et réussi.
14 juillet 2007
Lise Sarfati
Lise Sarfati est née en 1958. Elle vit et travaille à Paris pour l'agence magnum.A quinze ans, Lise Sarfati part pour la première fois en Russie passer des vacances dans la ville de Sotchi, au bord de la Mer Noire. Elle obtient par la suite une maîtrise de russe à la Sorbonne après avoir écrit son mémoire sur la photographie russe des années vingt. Après avoir travaillé et exposé à la galerie La Fontaine Obscure d’Aix-en-Provence, Lise Sarfati est nommée en 1986 photographe officielle de l’Académie des Beaux- Arts à Paris. Elle retourne en Russie en 1989. La photographe consacre alors presque une décennie à l’étude de ce pays en pleine transition. Elle remporte une bourse du Ministère de la Culture ainsi que le prix de la Villa Médicis Hors Les Murs. Elle rencontre de nombreux intellectuels et cinéastes, ainsi que des exclus de la société russe. Après avoir dédié trois années à l’exploration visuelle de ses relations personnelles, Lise Sarfati s’intéresse à l’architecture et aux objets. L’ensemble des photographies qu’elle prend en Russie est rassemblé en 2000 dans une première monographie, Acta Est (Phaidon). Le titre de l’ouvrage se réfère à la phrase latine Acta Est Fabula, "la pièce est jouée", qui invitait le public des spectacles antiques à se retirer. Les photos montrent la décomposition du régime soviétique finissant, et le désarroi des hommes qui lui est associé.  
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Après la mort de Marguerite Duras en 1996, Lise Sarfati réalise une série de photographies de l’appartement et de la maison de l’écrivain à Neauphle-le-Château, réunies sous le titre "Post factum". Ces images constituent un inventaire de l’intimité des lieux de travail et de vie de l’écrivain. En 1998, Lise Sarfati travaille sur l’ouvrage collectif France, Les Révolutions Invisibles, avec plusieurs intellectuels et photographes. Tous portent un regard personnel sur les mutations profondes qui touchent la société française.  
Après l'est, c'est au désarroi de l'ouest d'être exploré par Lise sarfati. En 2003, elle part pour les Etats-Unis. Parcourant la Louisiane, la Géorgie, le Texas, la Californie et l’Oregon, elle s’intéresse aux vies solitaires de plusieurs jeunes gens, dont une majorité de femmes. Ses images montrent le vide qui habite leurs existences - dans leurs chambres, dans leurs jardins, dans le salon de la maison familiale, au supermarché. Sondées par l’oeil de la photographe, leurs vies quotidiennes révèlent un manque de sens troublant et un désarroi certain.
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25 avril 2007
Desiree Dolron fer de lance de la photographie néerlandaise
Desiree Dolron (née en 1963) est une des photographes néerlandaises les plus connues.  
Elle a travaillé sur plusieurs thèmes très différents :  
Exaltation (1991-1999): photographie de moments de mysticisme et de transe religieuse en asie (Cérémonies chrétiennes "extrêmes" des Philipinnes, cérémonies de sadhus hindouistes, cérémonies bouddhistes en Thailande...)  
Gaze (1996-1998): photographies sous marines de personnes en état de transe.  
Xteriors (2001- 2006): C’est la rencontre fortuite, dans la rue, d’une jeune fille ordinaire mais offrant une ressemblance frappante avec l’un des portraits du peintre Petrus Christus, le “Portrait de jeune femme”, qui a inspiré à Desiree Dolron pour cette série, très picturale, qui évoque les primitifs flamands et Rambrandt , révèle un univers différent, des portraits et images de fortes personnalités, éclairées d’une lumière nordique.  
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Desiree Dolron - Xteriors

 
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Petrus Christus (1410-1476) - Portrait de jeune fille

Une œuvre à découvrir absolument sur http://www.desireedolron.com/ !!
20 avril 2007
Joel-Peter Witkin : un photographe à ne pas mettre entre toutes les mains
Witkin est un des photographes les plus controversés du moment.Il déclare « Je ne suis plus l’observateur impuissant, mais l’objectif qui veut partager l’enfer »
Pour donner une idée de ce qui l'intéresse comme sujet,il faut regarder le genre d'annonce qu'il est susceptible de faire passer dans les journaux :  
« Cherche têtes d’épingles, nains, géants, ailés, mains ou pieds changés, quelqu’un né sans bras, pieds, yeux, seins, organes génitaux, oreilles, nez, lèvres, hermaphrodites et teratoïds (vivant ou mort), quelqu’un portant les stigmates du Christ , il finit par ajouter à cette demande des femmes dont les visages sont couverts de cheveux ou de grandes lésions de peau, désirant poser dans des robes du soir, des personnes qui vivent comme des personnages de bandes dessinées, des corsets, des fétichistes et des esclaves, et pour finir quelqu’un qui revendique être Dieu ». Alors que tout désigne un blasphémateur, Witkin se revendique catholique, « Je suis catholique romain. Avant de pouvoir affirmer cela, je suis passé par un grand nombre d’épreuves et de recherches concernant l’essence de cette croyance. Je suis frappé par le fait que beaucoup de gens souffrent d’un déséquilibre moral car ils ne peuvent trouver aucune raison à leur présence en ce monde. Comment peut-on exister de cette manière ? ». Les morgues proches de son habitation, lui fournissent la matière première de ses travaux, cadavres, squelettes, fœtus, restes humains ou animaux font partie de ses décors pour des préparations presque initiatiques crées dans des conditions parfois précaires.  
Au delà de la photographie, il a aussi une technique particulière d'altération des négatifs (grattage, pigmentation, salissures...)
 
 
 
http://images.flu.fr/private/photo/0061527006/private-category/witkin-806502e5f-13153372d6.jpgJoel Peter Witkin, "Le radeau de Georges Bush"

 
 
 
http://images.flu.fr/private/photo/0061527006/private-category/witkin_chirico-8065036dd-1315338b31.jpgJoel Peter Witkin Waiting for de Chirico in the Artist's Section of Purgatory, 1994

 
Photographe de la mort, de corps mutilés ou "modifiés", foetus, de morceaux corps parfois et de perversités en tous genres. Il est né à Brooklyn en 1939 dans une famille modeste. Père juif, mère catholique qui finira par l'élever seule après un divorce. Il se dit catholique. Physiquement, il est maintenant un Américain rondouillard de 60 ans, très brillant et  pétri de cultude. Il habite à Albuquerque
A l'age de 6 ans, il a été traumatisé par la vue  d'un accident de la circulation « A six ans, j’ai assisté avec ma mère et mon frère à un carambolage impliquant plusieurs voitures à Brooklyn.  
De l’ombre des véhicules retournés, a roulé vers moi ce que j’ai pris pour un ballon, mais comme il roulait plus près et finissait par s’arrêter contre le trottoir où je me trouvais, j’ai pu voir qu’il s’agissait de la tête d’une petite fille.  
Cette expérience m’a fait tomber amoureux, non seulement d’elle, mais de la vie en général.  
Plus tard, lorsque pour la première fois j’ai tenu en main un appareil photo, c’était comme si je tenais la tête de cette petite fille. » Il a photographié plusieurs têtes et cadavres décapités. Il a aussi été influencé Wegee, un photographe de crime urbain. Il est très peu visible, et ne produit plus que quelques clichés par ans.
Il puise aussi ses sources dans les peintures noires de Goya et les personnages monstrueux de Bosch « Goya et Bosch, mes héros suprêmes, se sont transcendés à travers leur travail. Leur esprit vit toujours dans leurs réalisations. C’est pour moi le véritable but de l’art, mais peu de gens l’ont atteint. Voilà pourquoi je pense que l’art n’est pas fait pour la distraction, ni pour l’amusement, même s’il peut contenir parfois une dimension amusante. L’artiste se doit d’être aussi pur qu’un saint, son rôle est de sublimer notre conscience. La création est comme un acte de purification, une forme de sanctification.»
19 avril 2007
Ulrike Bolenz : une artiste que monte !
Ulrike Bolenz, artiste d'origine allemande travaillant en Belgique, se définit comme plasticienne - photographe.  
 
Elle travaille sur les corps en mouvement. A partir de vidéos elle extrait des coprs figés qu'elle tire sur un film transparent qu'elle retravaille.  
Ces éléments sont ensuite assemblés dans des structures tridimentionnelles :  
 
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Dans cette oeuvre acquise par le laboratoires Janssen Cilag, elle mêle à des corps en mouvement des formules moléculaires.
18 avril 2007
Sam Taylor Wood : la tête de pont de la photo britannique
Sam Taylor-Wood est née en 1967 en Grand bretagne. Elle est photographe et une vidéaste. C'est une actrice majeure de la photographie plasticienne contemporaine. Il faut dire ça aide, qu'elle est mariée avec Jay Jopling (l'un des plus grand marchahnd d'art contemporain d'angleterre - Galerie White Cube), à côté de Damien Hirst et de Gilbert et Georges. Elle fait partie des "YBAs", Young british artists.
Elle s'est fait remarquer en 2004 pour un "portrait" vidéo du footballeur britannique David Beckham endormi.
Dans ses oeuvres très fortes, la série Sololoquy (1998-2000) présentant une superposition d'un personnage saisi dans une pose intime, plongé dans ses rêves ou ses pensées (sommeil, abandon...)  au dessus d'une frise en photomontage pouvant être lue comme une représentation de ses fantasmes.  
   
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SOLILOQUY I, 1998, fotographie, 211x257 cm

 
De grand format ces oeuvres sont particulièrement fortes (Visible par exemple au musée de New Orleanshttp://www.noma.org).
01 avril 2007
Pierre Molinier : le Robert Mappelthorpe bordelais
Pierre Molinier est un peintre et photographe fétichiste des jambes de femmes, des collants et des chaussures à talon aiguille. Il est né à Agen en 1900, et mort à Bordeaux dans un sucide théâtral à l'âge de 76 ans. Allongé sur son lit devant un miroir il se tire une balle de revolver dans la tête. On trouva non loin du corps, accrochée sur  un fauteuil Louis XV, une lettre avec ces mots : « Je soussigné et déclare me donner volontairement la mort, et j’emmerde tous les connards qui m’ont fait chier dans toute ma putain de vie. En foi de quoi je signe. P. Molinier ». Sa biographie est difficile à établir tant il a menti et brouillé les pistes. Il aurait éjaculé sur le ventre du cadave de sa jeune soeur. Grand amateur d'autofellation (il aurrait pratiqué l'acte pendant 18 jours !). Il diffusait régulièrement des petites annonces amusantes dans les journaux recherchant des jfemmes aux belles jambes pour assouvir ses fantasmes érotiques. Il a tenu un bordel dasn Bordeaux, a dû faire de la prison à cause d'une altercation avec sa femme. Il se serait aussi sodomisé en public avec un crucifix dans une librairie de Bordeaux : c'est vous dire combien il y allait dans l'excès.Pierre Molinier était un "maître de cérémonie" qui faisait jaser tout Bordeaux : dans son appartement du 7 rue des Faussets tendu de velours noir, de lourdes tentures, et de miroirs dans lesquels se reflétaient ses créatures, mannequins aux visages de poupées dont les yeux de biche, derrière la voilette, semblaient scruter le visiteur. Molinier un peu transformiste et maître du truquage et du photomontage il ne cessera de se démultiplier dans d’étonnants autoportraits travestis qu'il réemployait parfois dans des photomontages.
 
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Pierre Molinier

 
Pierre Molinier était ami des surréalistes (André Breton possédait une oeuvre de Molinier "La comtesse Midralgar" récemment passée aux enchères), mais il était tellement extravagant qu'ils avaient un peu coupé les ponts avec le provincial excentrique qui a beaucoup végété d'un point de vue artistique bienqu'actif jusqu'en 1951 dans un groupe bordelains appelé "Artistes indépendants Bordelais". Il a malgré tout collaboré à des revues surréalistes. Molinier a aussi été ami avec le couple "Emmanuelle Arsan" (nom de plume de Mr et de Mme Andrianne qui auraient même dormi rue des Faussets). Au delà de son extravagance, Pierre Molinier demeure un précurseur de l’art corporel, père spirituel de Mappelthorpe et de Leigh Bowery, ainsi qu'un penseur de l'érotisme dans l'art.
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