Flu.fr
zal gosse
Hors ligne
zal gosse
A propos
Statistiques
Profil » Blog
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
 
 
 

Le Blog de zal gosse
09 février 2011
Freaks Corp. épisode 6
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/couverture-freaks-6-1442873e71.jpg
 
 
Une interview exclusive de Sire Cédric, un poster inédit d'Okiko Da ainsi que :
 
5 Nouvelles :
« La Porte » de Gilles Osvald et Bastien Lecouffe-Deharme
« Terreur par-delà les mots » de Stéphane Soutoul
« Vol Interrompu » de Sylvain Johnson
« Titus Mandragora » de Guillaume Lemaitre
« Le tableau de Noël » d’Anaïs Douillard
 
Une couverture de Jérémie Fleury et une quatrième de couv' signée Bruno Wagner
 
Des illustrations de : Bertrand Benoit, Bastien Lecouffe-Deharme, Tristan Meudic, Philippe Bringel, Jimmy Kerast, Jérémie Fleury et Fernando Goncalvès-Félix
 
Le coin de l’étrange de Sarah Hubert-Marquez (consacré aux vampires)
 
La chronique musicale de Dariev Stands (consacrée au Shock Rock)
 
Un dossier spécial "Children of the dead"
 
Et naturellement, le coin du vidéophage, la bibliothèque de Freaks, la rubrique à Zal et quelques jeux pour égayer l’ensemble…
 
De quoi s’agit-il ? Du numéro 6 de la revue FREAKS CORP évidemment.
 
Sortie le 18 février 2011.  
 
3.90 € (5.00 € par correspondance). Comme d’hab’, toutes les infos utiles se trouvent sur le blog :
 
http://freakscorp.blogspot.com/
 
Une question demeure cependant… Aurez-vous le courage de tenter l’expérience ?
27 décembre 2010
Michael Jackson de Pierric Bailly.
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/livre-michael-jackson-1434987a70.jpg
 
 
Souvenez-vous… Polichinelle. Pierric Bailly. Publié aux éditions P.O.L. en 2008 (eh oui, déjà). Lors de la sortie de son (premier) roman, ce petit gars avait enchanté les foules (dont moi), subjugué les vaches et rallié à sa cause tous les tagazous les plus mal embouchés des contrées les plus reculées (on parlait de lui jusqu’à Poligny, c’est dire si l’onde de choc avait été violente !). Articles dans Libération, Télérama, une vraie Beatlemania à lui tout seul. Sous sa casquette, derrière ses joues mal rasées, l’auteur, doucement, creusait son trou (il fut même récipiendaire au prix de Flore). Et puis silence. Difficile de sortir un second opus quand le premier a fait autant de bruit (et réveillé, parfois, pareille incompréhension chez certains de ses lecteurs). Car Pierric, c’est avant tout une langue, un style, un univers (je sais, j’exagère, mais je suis fan et c’est ça qui est beau). Par hasard mais pas tant que ça (il se trouve que quand j’aime un livre, je le dis), je lui avais consacré un article sur mon blog (l'autre, pas celui-ci). Il est passé en visiteur, il a lu, laissé un commentaire et même accepté de répondre à quelques-unes de mes questions bizarres et sans rapport entre elles (eh ouaip). Depuis lors, épisodiquement, au gré de ses libertés et de son actualité, il m’a envoyé de ses nouvelles. De sa petite famille mais aussi de ses bouquins. Il a même lu certains des miens et a visiblement aimé c’est dire si c’est un homme de goût ! De goût et de parole car notre dernier accord en date vient tout juste de se concrétiser. Il a reçu un exemplaire de mon « Sex, drugs & Rock’n’Dole », j’ai reçu  un exemplaire de son « Michael Jackson » (sortie le 05 janvier prochain chez POL). Et là…  
 
Là !  
 
 « Michael Jackson ».  
 
Évidemment, rien à voir avec le king of pop (qui pointe tout de même, ici et là, le bout de son nez). Non, ici, il serait plutôt question, dans le plus grand désordre (et sur présentation faite par l’auteur lui-même) de Richard Virenque, du chanteur Christophe, de sexe et de pornographie, de Téquila frappée et surtout d’amour fou. L’action se déroule à Montpellier mais le narrateur revient parfois chez ses parents, dans le Jura. Sauf que des narrateurs eh ben il y en a trois (ou plutôt des temps, des manières d’appréhender la vie, l’amour, les Tequila frappées tout ça). Et que c’est un bien beau foutoir (encore que, pas tant que ça). Oui, c’est bordélique mais c’est charmant. Attachant. À éclater de rire et à faire froid dans le dos aussi, parfois. Quoi qu’il en soit, c’est à s’en prendre plein les yeux et plein l’estomac.  
 
La dernière fois que je vous ai parlé de lui, je vous ai dit que ce type-là avait du talent. Là, non seulement il en fait preuve mais il en déborde littéralement. OK, c’est peut-être moins grossier et mal élevé que Polichinelle, moins « surprenant » aussi, plus « ligne claire citadine » comme l’indique la dédicace qu’il a bien voulu apposer sur mon exemplaire, mais ça reste tordant et sacrément bluffant. Et puis surtout il y a ce style, ce putain de rythme qui n’appartient qu’à lui et sur lequel il est si bon de se laisser porter, bercer, secouer… C’est… enfin bref, vous m’avez compris, ce livre-là, c’est tout ce que j’aime. Et puis il y a même une morale qui plane sur ce texte (le nombre des années amènerait une certaine forme de sagesse à moins qu’il ne s’agisse, tout bonnement, de résignation). Alors si vous vous demandez quoi lire pour bien débuter l’année, ne cherchez plus, vous venez de trouver. Un livre dont on devrait entendre parler…
 
 
Titre : Michael Jackson
Auteur : Pierric Bailly
Éditions : POL
406 pages, 19.90 €
 
Pour plus de renseignements et afin de pouvoir en lire les premières pages :
 
http://www.pol-editeur.com/index.p [...] 4682-303-6
09 décembre 2010
Le garçon doré, André-François RUAUD
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/lgd_recto-1430986513.jpg
 
 
C’est un de ces petits bijoux que l’on aime à tenir dans ses mains. Tout d’abord, parce qu’il y a la couverture. Magnifique. Elle est signée Sébastien Hayez. Sobre, sombre tout en étant lumineuse… pas à dire, elle donne vraiment envie. Envie de voir à quelles sortes de textes elle sert d’écrin. Alors forcément, très vite, on ne peut pas s’en empêcher, on commence à lire. Et là…
 
André-François Ruaud n’est pas, à proprement parler, un inconnu dans l’univers du fantastique. Auteurs de plusieurs ouvrages, notamment de vulgarisation mais pas seulement, il est aussi connu (et reconnu) en tant que berger des Moutons Électriques (il se présente lui-même ainsi).  
Les quoi ?
Il faut vraiment tout vous expliquer.  
Les moutons électriques est une maison d’édition, spécialisée dans les anthologies (mais pas seulement), puis qu’elle publie également des romans et des recueils de nouvelles ainsi que des essais (on évoque même une revue). Tirant son patronyme du célèbre ouvrage de Philip K. Dick, « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » (plus connu dans sa version cinématographique sous le titre de « Blade Runner », avec une mise en images de Ridley Scott oui, oui, celui-là même), cette maison a notamment sorti nombre d’ouvrages de références. De beaux ouvrages, complets, savants, richement documentés et illustrés. Bref, un vrai travail de vrais passionnés.  
 
Mais revenons-en à André-François Ruaud si vous le voulez bien, puisqu’il s’agit de lui, ici. De lui, d’un recueil de ses nouvelles et de… La Clef d’Argent.  
 
Le plus simple, je crois, reste encore de lui laisser la parole :
 
 « Ce n'est pas logique: bien entendu, je suis content chaque fois que je publie un livre, mais celui-ci me fait un effet autre, je ne sais pas, il me touche encore plus que d'habitude. Celui-ci ? Le Garçon doré. Un tout petit recueil de nouvelles, que je viens de sortir chez la Clef d'Argent, un micro-éditeur spécialisé en fantastique. Eh oui, des nouvelles de fantastiques, écrites par moi. Ou bien, peut-être peut-on les définir comme étant de la fantasy urbaine? Whatever. Ces nouvelles, elles appartiennent en quelque sorte à mes anciennes vies... Je les ai écrites à différentes périodes de mon existence: quand j'étais étudiant, puis ensuite, mais depuis que je suis devenu le berger des moutons électriques, je n'ai plus eu le temps, l'envie, l'occasion, d'en écrire...
 
Ce sont pourtant ce que j'ai fait de plus personnel, de plus étroitement lié à mes émotions et souvenirs. D'où bien sûr le fait que cette publication me touche tellement. Relire les épreuves du recueil a réveillé en moi plein de choses, des sentiments fugaces saisis sur le papier, des petites lueurs émotionnelles. Il y a huit nouvelles au sommaire du Garçon doré. Certaines furent publiées en revues, d'autres furent acceptées mais ne parurent pas, d'autres restèrent dans mes tiroirs, l'une aussi fut nominée à un prix Rosny aîné...  
 
Et puis j'ai un peu oublié ces nouvelles, suis passé à d'autres choses. Jusqu'au jour où, découvrant le recueil de Timothée Rey dont Sébastien Hayez venait de faire la couverture, je découvris un auteur, mais aussi un possible support pour le recueil dont je rêvais vaguement depuis si longtemps... Et Philippe Gindre d'accepter tout de suite, et de porter à ces textes un regard perçant de directeur littéraire. Merci à lui. Le Garçon doré paraît officiellement demain, vous pouvez le commander (NDR : il est paru depuis, la preuve, je peux en parler). C'est un tout petit livre mais qui m'est fort précieux. » (propos copiés/collés depuis le blog de l’auteur, NeVeRLanD (voir liens en fin d’article)).
 
Un recueil de nouvelles, donc. Publié à La Clef d’Argent qui plus est (d’où ma grande fierté d’en faire (un peu) partie).  
La première d’entre elles, celle-là même qui lui donne son titre, raconte l’histoire d’un garçon doré (donc), surgit au cœur d’un chantier, dans le Londres des années 1920. Recueilli par tante Rose et la jeune Phyllis, tendrement surnommée « Pig » par ses proches (gentils les proches sur ce coup-là), il ne tardera pas à… et la fin, comme il se doit, éclaire d’un jour nouveau un pan entier d’histoire… Un texte riche, fort et très (très) bien écrit. Une langue simple mais juste. Un style d’une remarquable efficacité.
Les autres histoires, quant à elles, racontent, pêle-mêle, les aventures de :
Un paysan de Touraine qui découvre une mystérieuse larme de pierre rouge dans un œuf de serpent, un homme et une femme, beaux, nus, surgis, du néant à Arcachon dans les années 1950, il y a aussi un œuf qui grossi et pas mal de passages vers l’Autre Côté. Avec une mention spéciale aux clochards des fantômes du canal.
Autant de moments étranges, insolites, beaux et donc forcément inclassables…
 
 
Titre : Le garçon doré.
Auteur : André-François Ruaud
Éditeur : La Clef d’Argent
Prix : 9.00 € (format poche, 110 pages).  
 
 
Liens utiles :
 
Le blog d’André-François Ruaud :
 
http://captainbooks.blogspot.com/
 
Le garçon doré sur le site de La Clef d’Argent :
 
http://clefargent.free.fr/lgd.php
 
Le site des Moutons Électriques :
 
http://www.moutons-electriques.fr/
 
Présentation par André-François Ruaud des Moutons Electriques sur le site du Cafard Cosmique :
 
http://www.cafardcosmique.com/Andr [...] s-Editions
 
Bibilographie de l’auteur (source : Noosfere) :
 
http://www.noosfere.com/icarus/liv [...] auteur=641
 
 
Voilà, vous savez (à peu près) tout. Il ne vous reste plus qu’à vous procurer d’urgence ce petit moment de bonheur littéraire (et à en profiter).
09 novembre 2010
Life of Keith.
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/image_65423869-14224229e6.jpg
 
 
Alors là, les amis, autant vous le dire tout de suite, nous ne sommes pas autour, ni même à proximité mais bien dedans. En plein dedans. Et jusqu’au cou. De quoi je veux parler ? Du Rock’n’Roll bien sûr. Mais, pour une fois, sans aucun mauvais jeu de mot à base de nom de ville jurassienne à l’intérieur. Non, là, je vous parle de vécu, de sueur et de sang et de larmes aussi, parfois. De… ça commence par un épisode digne des pieds nickelés. Non, pas les pieds nickelés… encore que. Disons plutôt, une sorte de mix improbable entre les pieds nickelés (donc), le corniaud (pour la voiture bourrée de substances illicites) et Las Vegas Parano, vous savez, le trip gonzo du sieur Hunter S. Thompson porté à l’écran par Terry Gilliam avec Johnny Depp dans le rôle principal (eh oui, on vous l’a déjà dit, le monde est tout petit). Bref. Un grand moment de bonheur. Sauf que ce bonheur là se déroule dans la vraie vie. Ou devrais-je dire dans un pan de cette vie inaccessible aux pauvres hères que nous sommes, que vous êtes, que je suis…
Inaccessible ?  
En êtes-vous si sûrs ?  
En effet, et il faut le savoir, ce monde-là ne nous est plus tout à fait inaccessible depuis le 28 octobre dernier. Et pourquoi le 28 octobre ? me demanderez-vous la bave aux lèvres et des étoiles plein les yeux (je vous trouve bien curieux tout à coup).
Tout simplement parce que le 28 octobre dernier marquait la date de sortie en librairie (eh oui, que voulez-vous, on ne se refait pas) d’un pavé, d’un monument que dis-je d’un monument, d’une bible (oui, je sais, j’ose, je n’ai peur de rien pas même des sacrilèges), je veux bien évidemment parler de… « Life » de Keith Richards ! LA fameuse et tant attendue autobiographie du guitariste des Stones. Et croyez-moi, ce bouquin-là est à la hauteur du personnage ! De sa légende. Bourré d’anecdotes. De coups de gueule. De coups de griffes. De coups de pattes. De caresses dans le sens du poil ou à rebours. D’injections aussi (ne nous voilons pas la face). De saillies (dans tous les sens du terme, je sais, ça peut choquer mais la vie est ainsi faite, je n’y peux rien). Et d’humour aussi !
Ah, l’humour de Keith… imparable.
Terrible.
Dés les premières pages, on comprend tout (ou plus exactement on ne comprend rien). Ça part dans tous les sens, c’est drôle (il y aura des moments tristes, je le sais d’avance, mais là, qu’est-ce que je peux me marrer (disons que j’en ai lu un peu plus de 400 pages, qu’on tout juste vient de boucler l’enregistrement d’Exil on main street dans le sud de la France et qu’on entame la tournée de 1972, Altamont est derrière nous, Brian Jones est mort (vous ai-je dit qu’on avait aussi mis le feu aux toilettes d’Hugues Hefner, Mr Playboy en personne ?)).  
Quoi je dis « on » ? Ben ouais, je dis « on » et alors ?
 
ET ALORS !
 
Bon, d’accord, je sais, vous avez raison, comme d’habitude. Ne brûlons pas les étapes. Et revenons-en à la scène d’introduction : le compte-rendu d’une virée en bagnole dans le sud des US, complètement shootés (la bagnole étant elle-même bourrée de tout ce qui se sniffe, se fume, s’injecte et se boit), l’arrestation par des flics trop contents de pouvoir serrer des dégénérés à cheveux longs (ils ne sont pas encore (trop) connus à l’époque), le juge, importé par avion en urgence et lui-même sous l’emprise de l’alcool, l’avocat tout droit sorti des services secrets et qui fut un temps chargé de la protection de Kennedy (il était absent le jour de l’attentat de Dallas, c’est dire s’il était efficace)… En gros et pour tenter de résumer, si vous voulez savoir ce que ça fait d’être une légende du rock (une vraie), même rien qu’un peu, de pouvoir observer un type comme Keith Richards de plus près, d’entendre sa voix résonner dans votre crâne hirsute, de lire ses mots… sa vérité, un seul et unique conseil : NE RATEZ PAS CE LIVRE-LA !
 
OK, je vous l’accorde (de guitare, ah ah, qu’est-ce que je peux être drôle moi aussi) c’est un pavé (plus de 640 pages, avec de belles photos à l’intérieur (non comprises dans le décompte des pages, c’est important, il faut le noter), ça pèse lourd dans le sac à dos et il est un peu cher à l’achat (encore que… à 22.90 € c’est tout de même 517.10 € de moins que la bio de Jimmy Page, ce qui reste raisonnable quand on se donne la peine de réfléchir un instant)...
 
Alors franchement !  
 
Pour tous les fans de rock’n’roll (eh… c’est bientôt Noël, enfin moi, je dis ça, je dis rien…).
 
Et quoi qu’on puisse en dire ou en penser (alors même que ce mot ne veut plus rien dire du tout) d’ores et déjà CULTISSIME.
 
 
Titre : Life
Auteurs : Keith Richards et James Fox
Éditions Robert Laffont.
22.90 €,
642 pages.
 
 
YEAHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!
 
 
Allez, deux ou trois phrases extraites et jetées en pâture, comme ça, rien que pour le plaisir :
 
« On avait toute une cohorte avec nous. Il y avait de tout, des roadies et des techniciens, des parasites et des groupies. Pour la première fois on avait notre propre avion, un jet sur le fuselage duquel on avait fait peindre la bouche ouverte avec la langue pendante. On était devenus une nation pirate, on traversait des distances énormes, sous notre propre drapeau, avec un cortège d’avocats, de clowns et d’assistants. »  
 
« Une fête réussie, c’est une fête dont on ne garde aucun souvenir ».
 
« Et il y avait ces histoires que j’entendais tout le temps comme quoi il me volait, me soutirait des places de concert et ainsi de suite. Et alors ? Ça représente quoi, comparé à l’esprit et à l’amitié ? Vas-y mon pote, sers-toi autant que tu voudras ! »
 
Et moi je dis MONSIEUR Keith Richards !
08 novembre 2010
Psychovision en parle...
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/7-couv_rnd-1-1415542cf7.jpg
 
 
Ai-je bien lu ? Eh oui, « génial », « régal à lire », « alchimie rare », « excellent roman »… « fabuleux ». C’est de « Sex, drugs & Rock’n’Dole » dont il est ici question. Ici ? Sur le site Psychovision évidemment.
 
« Tant qu'il y aura du rock'n roll, il y aura de la vie! Et quand en plus le rock s'invite dans la littérature fantastique ça me plait. Sauf que d'habitude c'est de l'autre côté de l'atlantique que l'on s'amuse à ce genre de télescopage. La France n'est pas un pays rock'n roll ? Et bien si! On peut même placer un concert rock en plein cœur du Jura, avec des cas de possession, des démons, des sortilèges et tout un tas d'autres trucs absolument géniaux! En tout cas Jean Pierre Favard l'a fait!Le livre commence par une citation d'un homme que j'admire au plus haut point : Montague Summer. Ce démonologue émérite à fait graver sur sa tombe : "Racontez-moi des choses étranges". Et c'est ce que je demande à tous les auteurs quand j'ouvre un livre et c'est ce qu'à réussi à faire Jean Pierre Favard. Alors son histoire n'est peut être pas la plus originale qui soit mais elle a eu au moins le mérite de me surprendre malgré tout: Edie est une chanteuse célèbre, une icône pour la scène gothique rock. Elle est en pleine tournée et elle donne un concert à Dole dans le jura. Mais en plus de la musique, en plus du succès, la jeune femme à envie d'autres expériences. Envie peut-être d'aller toujours plus loin. Alors quand elle reçoit ce vieux grimoire, elle est prête à tout pour expérimenter de nouveaux horizons. Mais cette fois ci elle est allée trop loin et suite à ce concert à Dole qui deviendra mémorable, la jeune femme disparaît. Nous allons suivre alors plusieurs tranches de vie, plusieurs personnages tous différents qui ont tous une façon bien particulière de gérer la disparition de la jeune fille… Je ne peux pas vous en dire plus, il faut garder le mystère.  Bon, il faut le reconnaître, il y a quand même un petit goût de déjà vu dans ce livre et le mystère est vite éventé. Mais pourtant, ce court roman est un vrai régale de lecture. Pour plusieurs raisons…La première c'est qu'ouvertement Jean-Pierre Favard cite par exemple Poppy Z Brite, donc une certaine idée du roman américain, mais sans jamais perdre sa "nationalité" française. Ce qui au final crée un décalage absolument épatant. La même histoire portée à la Nouvelle Orléans aurait été d'une nullité affligeante. Mais là, en écrivant et en déclarant son amour à la ville de Dole, ça crée véritablement quelque chose d'étrange, de plus proche de nous aussi, de décalé, et c'est génial!La seconde grosse qualité de cet auteur, c'est que l'on sent que l'écriture de Jean Pierre Favard est complètement décomplexée. J'imagine l'auteur devant son PC, se disant: je vais écrire un "truc" qui me plaît et tant pis pour le reste ! Le maître mot c'est plaisir! Se faire plaisir et du coup ça fait plaisir au lecteur. C'est une alchimie rare et ça donne un excellent roman, qui se lit rapidement, simplement, et avec le plus grand des bonheurs ! Tant pis si ce n'est pas à la mode, tant pis si ce n'est pas le "truc" le plus original, tant pis si ca ne plaît pas à tout le monde. C'est aussi ce qui fait la grande qualité de ce roman et c'est bien sûr ce qui m'a plu.Alors je vous mentirais en vous disant que cette œuvre est la plus originale qui soit! Non, bien au contraire on avance en territoire connu, avec des possessions, de la musique rock, une sombre histoire de démons mais c'est aussi ce qui fait que l'œuvre devient intéressante à lire et surtout que c'est un véritable plaisir. C'est un régale à lire comme on prend plaisir à regarder une véritable série B.Jean Pierre Favard assume ses références, s'en amuse et nous entraîne au final dans une aventure qui devient surprenante! J'ai personnellement trouvé ça stupéfiant.Et puis il y a de la folie, du courage et de la vie dans ce qu'il écrit avec des personnages proches de nous, des cadres qui pètent les plombs, des petites frappes qui sont dans les mauvais coups, des jeunes filles un peu perdues, des idoles qui n'ont aucune raison de l'être et surtout le rock vu de derrière la scène… Et oui, tant de choses en un si petit roman que ça en devient fabuleux ! Une bien belle histoire de sexe, de drogue et de Dole ! »
 
Note : 9/10
 
 Le Cimmerien
 
 
Si vous ne me croyez pas, allez donc vérifier, c’est ici…
 
http://www.psychovision.net/livres [...] -rockn-dol
28 octobre 2010
Freaks Corp. n° 5 bientôt disponible.
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/page-01-1419441330.jpg
(Illustration de M. Benjamin Lacombe)
 
Le Freaks Corp. n° 5 sortira samedi 30 octobre. Une fois de plus, que de bonnes choses à l’intérieur ! Pour avoir eu le privilège de lire certaines nouvelles et articles en « avant première » je peux vous dire que ce numéro devrait marquer son temps (quoi, j’exagère ? Lisez-le et vous verrez que « pas tant que ça »).  À noter les magnifiques illustrations (notamment le travail sur les doubles couvertures mais je n’en dis pas plus) et le toujours passionnant article de Sarah Hubert-Marquez sur les monstres de foire (l’envers du décor, à la fois triste et cruel).  
 
À consommer sans modération.
 
Et pour en savoir plus, un seul lieu de rendez-vous...
 
http://freakscorp.blogspot.com/
16 octobre 2010
Première critique
Le roman n’est pas encore sorti et – magie de la technique – déjà la première critique tombe ! Elle est signée du site « Sueurs froides », une référence en termes de cinéma off et, plus généralement, d’imaginaire et de fantastique. Mais plutôt que vous abreuver de longs discours ennuyeux, je préfère leur laisser la parole…
 
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/7-couv_rnd-1-1415542cf7.jpg

« A lire SEX, DRUGS & ROCK' N'DOLE, on pense souvent à la CORALIE TRINH THI de BETTY MONDE pour toute la première partie (le concert de rock gothique qui tourne mal, le personnage torturé de la chanteuse Edie qui évoque immanquablement Betty). Une auteure à l'étonnante carrière, appréciée de SUEURS FROIDES, puisqu'elle a aussi co-réalisé BAISE-MOI. On peut aussi songer à quelques pages de SIRE CEDRIC (le concert de MOONSPELL dans DE FIEVRE ET DE SANG).
L'univers gothique est intimement lié au fantastique et au macabre, comme celui, plus largement, du rock. Pas étonnant donc de découvrir ici une nouvelle histoire de pacte avec le diable, un classique du genre depuis le mythe de FAUST. Bien exploité, comme c'est le cas ici, le gothique est bourré de potentiel pour donner naissance à une fiction séduisante (on est loin d'une série Z juste sympa comme GOTHIC VAMPIRES FROM HELL !). On peut même parler d'un réel pouvoir de fascination.
 
JEAN-PIERRE FAVARD semble bien connaître le monde musical qu'il décrit. En tout cas, l'ambiance du concert (qui vire à la partouze ponctuée d'actes violents !) est fort bien rendue à travers une intéressante structure éclatée qui donne au lecteur le point de vue des différents personnages que l'on retrouve tout au long de cet attachant petit roman. L'idée de situer l'action à Dole est excellente aussi (avec le passage obligé par L'INSTITUT D'ETHNOCOSMOLOGIE APPLIQUEE, bien connu des fidèles de LA CLEF D'ARGENT).
 
Rock n'roll oblige, ARMAGEDDON RAG, roman culte de GEORGE R. R. MARTIN n'est pas loin non plus. On retiendra aussi une intéressante hypothèse sur la mort prématurée de nombreuses stars du rock.  
 
Alors, le rock, musique du diable ? »
 
Petit rappel à destination de nos amis étourdis : « Sex, drugs & Rock’n’Dole » sortira le jeudi 21 octobre (la Clef d’Argent étant référencée electre et dilicom, vous pourrez passer commande dans n’importe quelle librairie (pour peu qu’elle vende des livres…)).  
 
L’article (et par conséquent le site « Sueurs Froides ») se trouve à l’adresse suivante :
 
http://www.sueursfroides.fr/actualite/gothic-girl-328
 
Et toujours toutes les infos nécessaires sur le myspace dédié:
 
http://www.myspace.com/thelemaniacs
06 octobre 2010
Autopromotion salutaire.
Bon, il est grand temps de manquer ouvertement de modestie et de se lancer dans une vague autopromotionnelle tout bonnement scandaleuse. Que les âmes sensibles me pardonnent. Pour les autres, hélas, il est déjà trop tard. Comme je vous l'indiquais dans un précédent "post", il m'arrive, à moi aussi, d'écrire. Et parfois même d'être publié. Et vous savez quoi ? Eh bien justement, ça va bientôt être le cas. Avec la jeune femme précédemment mentionnée à la réalisation de la couverture... oh, je sais, tout cela n'est pas joli-joli, ça sent le copinage à plein nez. On voudrait montrer l'exemple et voilà le résultat ! Bravo ! Elle est belle la jeunesse.
Enfin bref.  
 
Pour ceux que cette entrée en matière n'aurait pas rebuté et poussé à aller voir ailleurs, quelques mots à propos de ce bouquin au titre (j'ai honte rien que d'y penser) pour le moins scabreux (mais jugez en plutôt par vous même) : "Sex, drugs & Rock'n'Dole".  
 
Oh ! Comme je comprends ceux d'entre vous qui crient au scandale et demandent déjà mon éviction de ce lieu d'échanges jusqu'ici familial. Que fait le modérateur ? vous demandez-vous. Existe-t-il seulement une censure compétente pour nous éviter pareille déconvenue ?? En un mot comme en cent, que fait la police ?
 
Eh bien rassurez-vous, braves gens. La police veille et je ne devrais guère rester longtemps encore en liberté. Mais d'ici là... D'ici là... Elle s'appelle Edie et elle chante dans un groupe de rock tendance métal. Sa vie, c'est la scène jusqu'au jour où... ayant reçu un étrange manuscrit elle se livre à d'étranges activités qui vont la conduire à... mais je n'en dis pas trop car chaque mot risquerait d'être mal interprété.  Laissez moi seulement donc vous dire que:
 
"Souvent, Edie songeait que si elle était née plusieurs siècles auparavant elle serait sans doute devenue sorcière. Mais qu'étant née à l'âge de la télévision, elle n'avait eu d'autre choix que de devenir chanteuse dans un groupe de rock. Tout était une simple question d'époque. D'époque et de contexte."
 
"Sex, drugs & Rock'n'Dole" sortira le 21 octobre prochain aux éditions La Clef d'Argent. Pour les inconscients qui souhaiteraient tout de même en savoir plus, il existe un myspace dédié à l'adresse suivante:
 
htt://www.myspace.com/thelemaniacs
 
Merci de votre compréhension (et de votre patience).  
 
http://images.flu.fr/private/photo/5096949509/private-category/7-couv_rnd-1-1415542cf7.jpg
21 septembre 2010
Exposition de Senyphine. Octobre 2010.
Petite annonce pour les amateurs d'art (parce qu'il n'y a pas que les livres dans la vie...). Rendez-vous tous les week-ends du mois d'Octobre 2010 pour une exposition à la galerie Gal'Sebyette (en face des Caves de la Chartreuse) à Voiron (c'est à 25 km de Grenoble). Senyphine pour vous y accueillera en personne de 16h à 19h30... alors allez-y en masse ! Vous en prendrez plein les mirettes.
 
 
http://images.flu.fr/photo/5096949509/phototheque-personnelle/affichew2-141296661d.jpg
05 septembre 2010
Artères souterraines de Warren Ellis
http://images.flu.fr/photo/5096949509/phototheque-personnelle/warren_ellis_novel-141018255e.gif
 
 
Disons-le tout net, cela fait quelque temps déjà que j’avais délaissé les éditions du Diable Vauvert. Leurs dernières parutions ne me disaient rien. Leurs couvertures, qui m’avaient pourtant enchanté jusque-là, avaient perdu de leur superbe (du moins à mes yeux). Et puis est arrivé ce bouquin-là. Couverture noire (toujours efficace, surtout avec une tranche jaune, ça en jette dans sa bibliothèque). Dessin « crossroads » en diable (avec mauvais jeu de mots en prime). Auteur visiblement culte dans les milieux branchés Marvel (le gars est scénariste de BD (Iron Man, les 4 fantastiques etc.) et il s’agit là de son premier roman). Première phrase assassine (« J’ai ouvert les yeux pour voir le rat pisser dans mon mug. »). Intrigue visiblement barrée (voir la tentative de résumé ci-dessous). Il ne m’en fallait pas plus pour me décider.
 
Alors, en quelques mots, voilà de quoi il s’agit (je vous préviens, c’est plutôt raide et mieux vaut être assis et avoir l’âge légal pour lire ce qui suit) : Mickael McGill est détective privé (de clients essentiellement) ce qui le porte à boire (beaucoup voire énormément). Il a un côté gros dégueulasse MAIS assumé ce qui le rend immédiatement sympathique. Sauf qu’un jour, le chef de cabinet de la Maison Blanche en personne (qui lui avoue au passage son faible pour l’héroïne en intraveineuse et la défécation en chambre d’hôtel (mais pas forcément dans les toilettes, normal pour un chef de cabinet…)) vient lui demander de récupérer un document égaré malencontreusement dans les années 50 : la seconde Constitution des États-Unis, rédigée par les Pères Fondateurs en personnes, celle-là même qui devrait tout arranger (enfin, si on arrive à lui remettre la main dessus évidemment). Le gars accepte (sinon il n’y aurait pas d’histoire, malin) et son compte en banque se trouve tout à coup créditeur de 500 003.42 dollars (les 3.42 dollars représentant sa fortune avant l’acceptation de ladite mission, c’est dire s’il était dans la panade). Pour faire bonne mesure et parce que ça manquait dramatiquement de femelles depuis le début de cette histoire, il décide de s’adjoindre les services d’une étudiante en thèse, tatouée, polygame, bisexuelle, rencontrée lors d’une séance de projection de Godzilla destinée aux membres de l’ANAL (association nationale des amoureux des lézards) qui se termine en bukkake reptilien (heureusement pour nous, le héros ignore de quoi il s’agit ce qui nous évite les détails scabreux). De là à dire que nos désormais deux héros rencontrent sur la route qui les mène à l’aéroport un chauffeur de taxi qui se prépare au Helter Skelter  avec Charles Manson en embuscade pour prendre le pouvoir… que lors d’un vol ultérieur, le héros (la jeune femme dort à ce moment-là, heureusement pour elle) aura une conversation des plus surréalistes avec un authentique serial killer… je ne sais pas si vous êtes prêts à l’entendre. Et j’en vois déjà certains qui ont décroché ce qui est bien dommage pour eux parce qu’il y a VRAIMENT de quoi se bidonner en lisant ce bouquin.  
 
À prendre bien évidemment au premier degré (mais tout le monde aura compris).
 
Extrait :  
 
« La route était longue sous un soleil de plomb. Même avec la clim à fond à l’arrière de la voiture, je regrettais déjà d’avoir enfilé une veste et une cravate.
Trix portait des bottes, une minijupe et une veste à manches courtes qui laissaient voir ses bras tatoués. « Tu crois vraiment que je vais m’habiller pour les Roanoke ? Je chie dans leur four moi.
- J’en ai rien à foutre. Il faut que j’aie l’air pro. Tu peux avoir l’air que tu veux.
- Je t’aime bien en costard. Mais tu devrais t’en acheter un autre. Celui-là est un peu effiloché.
- Oh, c’est pas l’usure. C’est le rat qui l’a bouffé.
- Le rat ?
- Le super-rat qui vit dans mon bureau. Un jour, j’ai mis de l’alu sur le sol devant son trou et je l’ai relié à une batterie de voiture. Quand il a posé la patte dessus, il aurait dû se dandiner comme un meurtrier sur la chaise électrique. Mais il est resté là, dressé sur ses pattes arrières, comme Tony Montana dans Scarface, tu vois le genre « Je peux les encaisser vos balles de merde.» Et il a absorbé tous les volts de la batterie, a sauté sur mon bureau et il a baisé mon sandwich jusqu’à l’émiettement total. Je hais ce rat.
- Parfois, je me demande à quel point tu étais proche de l’internement ou du suicide avant qu’on se rencontre.
- Trois… peut-être quatre heures. »
 
Titre : Artères souterraines.
Auteur : Warren Ellis
Editeur : Au Diable Vauvert
19 €
« Page précédente 1 2 3 4 5 Page suivante »
 

Community Factory, version bêta
(c) 2000-2008 Doctissimo Software